Un sans-papiers algérien, sous le coup d'une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), a récemment été condamné pour avoir agressé un policier au sein du Centre de rétention administrative (CRA) de Sète, dans le sud de la France. Ce père de deux enfants a été condamné pour violences et dégradations à une peine de six mois de prison, avec mandat de dépôt.
Selon Midi Libre, le sans-papiers algérien âgé de 30 ans, résidant à Alès, a été interpellé par la Brigade anti-criminalité (BAC). Lors d'un contrôle routinier, les agents ont découvert qu'il faisait l'objet d'une OQTF. Par conséquent, il a été transféré au CRA de Sète, où il devait attendre son expulsion. Cependant, son arrivée a rapidement été emmaillée par des tensions.
L'individu aurait manifesté une attitude hostile et a refusé de coopérer avec les forces de l'ordre. Les agents présents ont décrit une atmosphère tendue, avec un comportement jugé « nerveux et agressif » de la part du prévenu. Cette situation a dégénéré en une agression physique contre un policier qui a subi une blessure au poignet. En outre, des dégradations ont été constatées dans le CRA, notamment des dommages à la salle d'attente.
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L'Algérien condamné à six mois de prison
Le 6 novembre, le sans-papiers algérien a comparu devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour répondre aux accusations de violences et dégradations. Lors de l'audience, il a tenté d'expliquer son comportement par le stress lié à sa situation personnelle et professionnelle. Il a mentionné que son arrestation avait interrompu son activité de livreur, qui constituait sa principale source de revenus pour soutenir ses deux jeunes enfants.
L'accusé a nié avoir proféré des insultes ou menaces envers le policier, affirmant que ses propos avaient été mal interprétés. Malgré ses explications, les versions du policier et du prévenu divergeaient considérablement. Le tribunal a prononcé une relaxe partielle concernant l'outrage, en raison d'un doute sur les termes exacts utilisés lors de l'incident. Toutefois, il a maintenu la condamnation pour violences et dégradations, infligeant une peine de six mois de prison avec mandat de dépôt immédiat. La question d'une éventuelle indemnisation pour le policier blessé sera examinée lors d'une audience ultérieure.
