Déclaration lunaire de la députée Sarah Knafo sur l'Algérie

Les attaques contre l'Algérie se suivent et se ressemblent en France. Les femmes et les hommes politiques de droite et d'extrême droite ne ratent aucune occasion pour s'en prendre à l'Algérie et pour certains d'entre eux, l'arrestation de l'écrivain et intellectuel, Boualem Sansal, ne peut passer sans stigmatiser l'Algérie et les Algériens, notamment ceux vivant dans l'Hexagone.

C'est le cas aujourd'hui de la députée européenne Sarah Knafo qui a fait une déclaration lunaire sur l'Algérie dans un entretien au média Causeur, connu pour être proche de l'extrême droite française. En fait, Knafo elle-même est une députée du parti Reconquête d'Eric Zemmour qui n'a jamais caché son aversion pour l'Algérie et les Algériens.

La députée de l'extrême droite stigmatise l'Algérie

C'est à propos des relations algéro-françaises qu'elle a parlé, estimant que la France doit divorcer avec l'Algérie. Elle ne manque pas de se rappeler du bon vieux discours sur les prétendus bienfaits de la colonisation, mais aussi celui de l'ex-ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, qui ne rate aucune occasion de pourfendre l'Algérie et d'encourager, comme beaucoup d'acteurs de droite et d'extrême droite, que le Maroc soit favorisé sur l'Algérie.

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"Nous traitons l'Algérie comme une enfant à qui on ne peut pas dire la vérité. Il faut enfin leur parler et agir avec eux comme avec des adultes : un adulte doit être prêt à se remettre des névroses du passé", a osé dire Sarah Knafo qui n'a pas pensé dire plus sur l'origine de ces névroses, comme évoquer les massacres, les "enfumades" de 1844 et de 845, les bombes au napalm, les villages entièrement rasés.

Knafo fait appel au discours sur le "rôle positif" de la colonisation

Sarah Knafo qui est issu d'une famille de Juifs séfarades du Maroc, a évoqué dans le même entretien et à sa façon, les prétendus rôles positifs de la colonisation, contenus dans la fameuse loi du 23 février 2005. "On leur a laissé des richesses inestimables. On leur offert des privilèges longtemps. On a assez payé pour les dédommager. C'est terminé. Maintenant, il est temps de divorcer pour de bon", s'est-elle acharnée.

Quand Sarah Knafo parle de privilèges, elle veut certainement parler des accords franco-algériens de 1968 qui ont bénéficié autant à l'Algérie qu'à la France qui avait besoin de main d'œuvre à l'époque de la signature. Mais aveuglée par sa haine pour l'Algérie et les Algériens, Sarah Knafo ne dira pas que ces accords ne sont d'aucune utilité pour les Algériens aujourd'hui, l'essentiel étant pour elle de trouver tout moyen pour stigmatiser l'Algérie indépendante.


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