En 2023, les ressortissants algériens figuraient parmi les étrangers les plus expulsés de Suisse. Selon les données publiées, mardi 26 novembre 2024 par le Secrétariat d'État aux Migrations (SEM), 13 % des expulsions prononcées par les tribunaux suisses concernaient des Algériens.
Au total, 2250 délinquants étrangers ont fait l'objet d'une décision d'expulsion par les tribunaux suisses en 2023. À la fin du premier semestre 2024, environ 73 % de ces décisions ont été exécutées, soit par un départ volontaire, soit sous escorte policière, a précisé le Secrétariat d'État aux Migrations (SEM) dans un communiqué. Ce taux devrait encore augmenter d'ici la fin de l'année, car d'autres expulsions sont prévues, selon la même source.
Concrètement, environ un tiers des départs se sont faits volontairement, tandis que les deux tiers restants ont eu lieu sous contrainte. Par ailleurs, un tiers des personnes expulsées étaient des ressortissants d’un État membre de l’Union européenne (UE) ou de l’Association européenne de libre-échange (AELE), notamment des citoyens de Roumanie (6,8 %), de France (4,9 %) et d’Italie (4,5 %).
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Les Algériens représentent 13 % des étrangers expulsés par la Suisse
Pour ce qui est des ressortissants d’États tiers, les expulsés provenaient principalement d’Algérie (13 %), du Maroc (5,6 %) et du Nigeria (4,1 %). Plus de 90 % des expulsés étaient des hommes, âgés pour la plupart de 18 à 54 ans. Ces statistiques 2023 sont les premières du genre. Ceci grâce à plusieurs interventions parlementaires et au fait que les cantons ont procédé à une saisie systématique des expulsions ordonnées et de leur exécution, explique le SEM.
Ces dernières années, le nombre d’Algériens expulsés de Suisse ne cesse d’augmenter. Entre 2021 et 2022, le nombre de retours volontaires ou forcés depuis la Suisse vers l'Algérie est passé de 52 à 463. Les expulsions, en tant que mesures pénales prononcées par les tribunaux, entraînent non seulement le renvoi de la personne hors de Suisse ou de l’espace Schengen, mais aussi une interdiction d’y entrer pendant une durée déterminée. L’exécution des expulsions qui relève de la compétence des cantons, peut être soutenue par le SEM, a rappelé ce dernier.