À Albi, dans le département du Tarn en France, un scandale impliquant l’exploitation de sans-papiers a récemment éclaté. Six jeunes hommes d'origine étrangère contraints de fuir leur pays pour des raisons politiques ou économiques, ont été séquestrés et exploités dans des conditions indignes au sein d’un restaurant.
Enfermés chaque soir à clé et forcés de travailler sept jours sur sept pour un salaire dérisoire de 4 euros de l’heure, ces migrants qui vivent en France ont été victimes de traite humaine. Ces travailleurs, hébergés dans des pièces insalubres à l’étage du restaurant, dormaient sur des matelas posés à même le sol, sans chauffage ni ventilation.
Ces espaces, également utilisés comme zones de stockage, ne respectaient aucune norme de sécurité, exposant les occupants à des risques d’incendie. Le Comité opérationnel départemental anti-fraude (Codaf) a découvert cette situation, mais malgré ces constats accablants, le restaurant a continué son activité en changeant de nom. C'est ce qui a été rapporté par le média français Humanité. Ce mardi 3 décembre à midi, des militants de la CGT se sont rassemblés devant un restaurant appartenant à une chaîne asiatique pour demander à l'employeur et à l’État de prendre leurs responsabilités face à ces travailleurs victimes de traite humaine.
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Recrutés à Paris par des individus leur vendant de faux documents pour 800 euros, ces jeunes hommes ont été immédiatement mis au travail à leur arrivée à Albi. Travaillant sans répit, leur salaire n’atteignait même pas le seuil minimum légal en France. Face à cette exploitation, ils ont décidé, avec le soutien de la CGT, de porter plainte pour « emploi d’étrangers sans titre, travail dissimulé et traite d’êtres humains ».
Depuis la découverte de leur situation, les six victimes ont été prises en charge par la CGT du Tarn, qui leur a trouvé un hébergement provisoire et les accompagne dans leurs démarches administratives. Grâce à ces efforts, ils ont obtenu des récépissés de demandes de titres de séjour, valables jusqu’en janvier 2025. La CGT les aide également à trouver des emplois légaux et à se former. Actuellement, trois d’entre eux travaillent en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.
Le parquet d’Albi a ouvert une enquête pour conditions d’hébergement indignes et travail dissimulé. Une requête auprès des hommes est également en cours pour faire valoir leurs droits en France. Le 12 décembre prochain, ces jeunes hommes devraient être fixés sur leur sort lors d’une audience au tribunal correctionnel, où ils sont convoqués pour possession de documents frauduleux.
