Une vingtaine d'entreprises internationales s'intéressent aux hydrocarbures de l'Algérie

L'Algérie, via son appel d'offres international « Algeria Bid Round 2024 », a confirmé son ambition de renforcer son rôle dans le secteur énergétique mondial. 20 entreprises internationales ont été pré-qualifiées pour explorer et développer six zones stratégiques d’hydrocarbures, un projet qui s’inscrit dans une démarche de transparence et de durabilité.

Lancé le 14 octobre 2024, cet appel d’offres est piloté par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT). Le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, a souligné l’importance de cette initiative, précisant que des « Data Rooms » physiques et virtuelles ont été mises à disposition des entreprises pour examiner les informations techniques détaillées sur les zones concernées.

Une mobilisation internationale pour l’énergie

Ces zones comprennent notamment El M’zaid El Kebir, Ahara, Reggane, Zerafa, Toual et Guern El Guessa, réparties sur plusieurs wilayas clés comme Ouargla, Adrar, Illizi et Bechar. Ces sites stratégiques bénéficient d’une infrastructure existante, notamment des installations de traitement du pétrole et du gaz ainsi que des réseaux d’exportation.

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Les entreprises sélectionnées disposent jusqu’au 15 avril 2025 pour soumettre leurs propositions. Les conditions contractuelles, notamment fiscales, ont été conçues pour garantir une attractivité maximale, favorisant les partenariats internationaux tout en respectant les objectifs nationaux.

Des opportunités fiscales et contractuelles attractives

L’exploitation de ces zones pourrait contribuer à une augmentation de la production énergétique algérienne à court et moyen termes. Par exemple, selon le ministère, une réserve estimée à 400 milliards de m³ pourrait être récupérée, ce qui équivaut à une hausse annuelle de 20 milliards de m³.

La position géographique de l'Algérie, proche des marchés européens, et ses vastes ressources énergétiques en font un partenaire clé pour les acteurs internationaux. En parallèle, l'engagement du pays pour une transparence accrue vise à consolider la confiance des investisseurs et à soutenir des collaborations à long terme. Ces projets participent également à la stratégie nationale visant à diversifier l’économie tout en consolidant l’Algérie comme un acteur incontournable dans l’approvisionnement énergétique mondial.

L’appel d’offres « Algeria Bid Round 2024 » reflète ainsi une volonté claire : transformer les ressources naturelles en leviers économiques tout en renforçant les capacités techniques et en stimulant les partenariats internationaux.

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Vers l'exploitation du gaz de schiste en Algérie ?

Il n'est pas exclu que les futurs contrats que l'Algérie, via Sonatrach, va signer avec les grands groupes pétroliers mondiaux incluent l'exploitation du gaz de schiste, surtout si parmi les 20 groupes soumissionnaires, l'on trouve des compagnies américaines qui restent à l'affût de tout ce qui touche aux hydrocarbures non conventionnels.

D'ailleurs, la compagnie US, ExxonMobil, a signé en mai un accord avec Sonatrach visant à identifier des opportunités d'investissement pour le développement du secteur énergétique. Dans le communiqué annonçant la signature, des indices montrent qu'il pourrait s'agir de l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste, notamment quand il est question de "respect de l'environnement" et "exploitation responsable".


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