Un contrôle douanier à l’aéroport international Ahmed Ben Bella d’Oran a permis de découvrir une somme de 56 400 euros dissimulée de manière insolite. Le voyageur, qui s’apprêtait à embarquer pour Istanbul, en Turquie, avait caché les billets dans une bouteille de shampoing, pensant échapper à la vigilance des agents.
Selon un communiqué de la Direction générale des douanes algériennes (DGD), publié ce lundi 27 janvier, le passager, en partance pour l’aéroport d’Istanbul, avait dissimulé les billets d’euro dans une bouteille de shampoing, croyant échapper aux contrôles douaniers. Malgré l’ingéniosité de cette cachette, les agents de la division des douanes de l’aéroport d’Oran ont découvert la fraude lors d’un contrôle minutieux.
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Une cachette insolite mais inefficace
Ce choix, aussi audacieux qu’habituel, visait à contourner la réglementation stricte en matière de transfert de devises à l’étranger. Le communiqué de la DGD n’a pas précisé si le comportement du voyageur ou d’autres indices avaient éveillé des soupçons. Toutefois, il est clair que les douaniers ont appliqué un protocole de contrôle rigoureux, incluant des inspections détaillées des bagages et des effets personnels.
En Algérie, le transfert de devises à l’étranger est encadré par des réglementations très strictes. Depuis novembre 2024, les voyageurs algériens ne peuvent transférer à l’étranger que 7 500 euros par an, conformément à un règlement de la Banque d’Algérie.
Ce montant peut être exporté en une seule fois ou en plusieurs sorties au cours d’une année civile. Ce plafonnement vise à réduire les fuites de devises, un problème récurrent pour l’économie algérienne, et à intégrer ces flux financiers dans le système bancaire officiel.
Un renforcement des contrôles dans les aéroports
La mesure touche particulièrement les commerçants informels, appelés « commerçants du cabas », qui se rendent fréquemment en Turquie ou à Dubaï pour importer des marchandises. Ces restrictions compliquent leurs activités, les poussant parfois à chercher des moyens illégaux pour contourner les règles.
La saisie à l’aéroport d’Oran s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des contrôles douaniers. Les douaniers, en collaboration avec d’autres services de l’État, s’efforcent de détecter les infractions liées aux instruments financiers et de protéger les réserves financières du pays.
Cette surveillance renforcée a pour but de prévenir les infractions économiques et d’assurer un meilleur suivi des flux monétaires. Les autorités rappellent régulièrement que tout dépassement du montant autorisé doit être déclaré et que les contrevenants s’exposent à des sanctions sévères, y compris la confiscation des fonds et des poursuites judiciaires.