Un douanier condamné pour vol de téléphones portables à l’aéroport d’Alger

La chambre pénale de la Cour d'Alger a examiné, mercredi 19 février, l'affaire d'un agent des douanes en poste à l'aéroport d’Alger. L’accusé est poursuivi pour avoir détourné une série de téléphones portables de haute qualité, initialement destinés au service des litiges.

Selon le journal Ennahar, l’affaire remonte au 27 mars 2024, lorsqu’un inspecteur en chef de la direction des douanes de l’aéroport d’Alger a ordonné une fouille surprise du bureau de l’accusé. Au cours de cette opération, 24 téléphones portables ont été retrouvés, dont 10 dissimulés sous les vêtements du douanier et 14 autres cachés dans une sacoche à main. L’agent des douanes et une collègue ont été immédiatement interpellés.

Lors de l’audience, l’accusé a nié les faits qui lui sont reprochés, affirmant que les téléphones étaient en sa possession dans le cadre de sa mission professionnelle. Il a déclaré que sa supérieure hiérarchique lui avait confié la sacoche pour la remettre au service des litiges. Cependant, les déclarations des deux parties ont été contradictoires, jetant le doute sur leur version des faits.

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Affaire des téléphones volés : un verdict alourdi en appel

La défense de l’accusé a soulevé des irrégularités dans l’enquête, notamment l’absence de vidéos de surveillance corroborant les faits. Les avocats ont également dénoncé un délai excessif de six mois dans le traitement du dossier, ainsi que la fourniture tardive de deux vidéos sans lien direct avec l’affaire.

Dans un premier jugement rendu par le tribunal de Dar El Beïda, le mis en cause avait été condamné à deux ans de prison, dont une année avec sursis. La collègue de l’accusé, initialement mise en cause, a finalement été disculpée lors du procès. Elle a confirmé avoir remis la sacoche à l’accusé dans son bureau, mais a nié toute implication dans le détournement.

Lors de l'audience en appel, le procureur a requis un durcissement de la peine à l’encontre de l’accusé, estimant que l'abus de fonction et le vol de biens saisis constituaient une atteinte grave à l'intégrité du service douanier. De son côté, la défense a plaidé pour son acquittement, invoquant un manque de preuves tangibles.


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