L'Algérie poursuit ses efforts pour sécuriser l'approvisionnement en eau potable, en misant sur le dessalement de l'eau de mer. Cinq nouvelles stations ont été mises en service, portant la capacité totale de production d’eau dessalée à 3,7 millions de mètres cubes par jour, soit 42 % des besoins en eau potable du pays.
L'usine de Cap Blanc à Oran, récemment inaugurée, illustre cette dynamique. Elle permettra d’alimenter six wilayas de l’Ouest, dont Oran, Mostaganem et Sidi Bel Abbes. Ce projet s'inscrit dans un programme plus large visant à exploiter les énergies renouvelables pour réduire les coûts et optimiser la gestion de ces infrastructures.
L'intégration progressive des énergies renouvelables
Pour limiter la dépendance aux énergies fossiles, Sonatrach a annoncé la création de fermes solaires destinées à couvrir 30 à 40 % des besoins énergétiques des usines de dessalement, comme le rapporte l'agence officielle APS. Cette initiative s’inscrit dans une volonté d’optimisation des coûts et de réduction de l’empreinte carbone du secteur.
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L’Algérie, qui bénéficie d'un important ensoleillement, exploite ainsi une ressource abondante pour renforcer son autonomie énergétique. Cette transition s'accompagne de partenariats avec des fabricants étrangers, notamment pour la production locale de membranes d’osmose inverse, un composant clé du processus de dessalement.
Une industrialisation en progression
Le projet de dessalement repose sur une implication croissante des compétences nationales. Selon Sonatrach, les cinq nouvelles stations ont été réalisées à 100 % par des entreprises algériennes, avec un taux d'intégration des produits locaux de 30 %.
La mise en œuvre de ces infrastructures a nécessité 288 vols de transport de matériel, la mobilisation de 10'000 travailleurs et un investissement de 2,4 milliards de dollars. Par ailleurs, 300 étudiants ont été formés pour renforcer l'expertise locale dans ce domaine stratégique.
Un modèle en pleine évolution
Avec ces avancées, l’Algérie affirme son engagement en faveur d’une gestion durable des ressources hydriques. L’intégration du solaire dans le fonctionnement des usines de dessalement marque une étape clé vers une production d’eau potable plus économe en énergie.
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L’essor du dessalement et l’usage croissant des énergies renouvelables pourraient réduire la pression sur les réserves d’eau conventionnelles et assurer une meilleure résilience face au stress hydrique.
