Le groupe Sonatrach a annoncé le succès de la première production d’eau dessalée à partir de la station de Ras El Oued, située dans la wilaya d’Oran. Ce projet, d’une importance capitale pour la sécurité hydrique de l’Algérie, permettra d’assurer une distribution d’eau potable à trois millions de personnes.
La production d’eau dessalée repose sur une technologie avancée d’osmose inverse, considérée comme l’une des méthodes les plus efficaces pour le traitement de l’eau de mer. Ce procédé consiste à filtrer l’eau salée sous haute pression à travers des membranes spéciales qui retiennent les particules et les impuretés, permettant ainsi d’obtenir une eau conforme aux normes de consommation.
Les premiers essais de cette unité ont débuté le 9 janvier 2025 avec des tests progressifs. La mise en marche de l’unité d’osmose inverse a été réalisée avec succès dans la nuit du 31 janvier, à 3 heures du matin. Cette phase expérimentale marque le dernier jalon avant la mise en service définitive de l’installation.
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Une capacité de production massive
La station de Ras El Oued affiche une capacité de production quotidienne de 300'000 mètres cubes, ce qui en fait l’une des plus importantes infrastructures de dessalement du pays. À pleine capacité, elle couvrira les besoins en eau potable de près de trois millions d’habitants, garantissant ainsi un approvisionnement stable et durable pour les populations locales.
Ce projet de Sonatrach fait partie d’un plan national ambitieux visant à réduire la dépendance aux ressources hydriques traditionnelles, notamment les barrages et les nappes phréatiques, de plus en plus menacées par les périodes de sécheresse prolongées.
Une réponse aux défis climatiques et hydriques
L’Algérie, confrontée à une raréfaction des ressources en eau due aux changements climatiques, mise sur des solutions innovantes et durables pour assurer la disponibilité de l’eau potable. Le dessalement de l’eau de mer s’impose ainsi comme une alternative stratégique permettant de garantir un approvisionnement continu, indépendamment des aléas climatiques.
Le projet de Sonatrach à Ras El Oued s’inscrit dans cette dynamique et témoigne de la volonté des autorités de renforcer la résilience du pays face aux défis hydriques. D’autres stations de dessalement sont en cours de développement dans plusieurs régions du pays, afin de compléter les sources d’approvisionnement traditionnelles.
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Une collaboration entre plusieurs acteurs avec Sonatrach
Le développement et l’exploitation de cette station ont mobilisé plusieurs entreprises nationales. La gestion du projet a été confiée à la Société algérienne de l’énergie, filiale de Sonatrach, tandis que la Société nationale de construction et d’ingénierie a assuré la réalisation des infrastructures, avec l’appui technique de la Société nationale des grands travaux pétroliers.
Ce partenariat démontre la capacité des acteurs locaux à conduire des projets de grande envergure, renforçant ainsi l’expertise nationale dans le domaine du dessalement et du traitement de l’eau.
Vers une généralisation du dessalement en Algérie
Avec cette avancée, l’Algérie confirme sa volonté de généraliser l’usage du dessalement pour sécuriser son approvisionnement en eau potable. Actuellement, plusieurs stations sont en construction ou en phase de modernisation afin d’accroître la capacité nationale de production.
L’activation de la station de Ras El Oued constitue une réponse concrète aux besoins croissants en eau potable, notamment dans les grandes agglomérations. Sonatrach et ses partenaires poursuivent les travaux pour assurer une mise en service complète de l’installation et garantir une distribution efficace de l’eau dessalée aux citoyens.
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En investissant massivement dans cette technologie, notamment par l'intermédiaire de la Sonatrach, l’Algérie se positionne comme un acteur majeur du dessalement en Méditerranée, adoptant ainsi une approche proactive face aux défis de l’avenir.
