Oran : Un jeune tente de rejoindre l'Espagne en se déguisant en agent des douanes

Les services de sécurité du port d'Oran ont récemment mis en échec une tentative de harraga (immigration clandestine) impliquant deux douaniers stagiaires. L'affaire, qui a été examinée par la chambre pénale du tribunal d’Oran, concerne un jeune candidat à l'immigration clandestine qui a tenté d'embarquer illégalement vers l'Espagne en utilisant un uniforme officiel des douanes.

Lors de son interpellation au port d’Oran, les forces de l'ordre ont découvert que le jeune homme portait une tenue réglementaire appartenant à un douanier en poste. Après enquête, il est apparu que deux agents en formation étaient impliqués dans l'opération. Ils auraient fourni l'uniforme et facilité l'accès du clandestin au port, en échange d'une somme d'argent, rapporte ce mardi 4 mars le journal Echourouk.

L'enquête a permis de remonter jusqu'aux deux douaniers stagiaires grâce à l'analyse des échanges téléphoniques entre les suspects. Selon les éléments du dossier, l'un des agents, originaire de Saïda, avait négocié une somme de 600 euros en échange du prêt de son uniforme. Le deuxième douanier, en poste à Oran, avait quant à lui reçu 1890 euros, un montant retrouvé en sa possession lors de son arrestation.

Faits-divers Aéroport d’Alger : un passager tente de rejoindre Istanbul avec 10 lingots d’or dissimulés

Le réseau démantelé grâce aux communications téléphoniques

Les communications entre les trois individus ont révélé les détails du plan. Le jeune harrag devait embarquer sur un ferry en direction d'Alicante, en Espagne. Toutefois, l'opération a échoué car l'un des douaniers n'a pas respecté l'accord initial et n'a pas facilité le passage du clandestin jusqu'à l'embarquement.

Lors de leur comparaison devant le tribunal d’Oran, les accusés ont présenté des versions divergentes des faits. Le jeune harrag arrêté en possession de l'uniforme et l'un des douaniers ont reconnu leur implication dans la tentative d'immigration clandestine. En revanche, le second douanier a nié toute participation, faisant savoir que son collègue lui avait simplement demandé de lui prêter sa tenue, sans préciser l'objectif.

L'accusation repose principalement sur les échanges téléphoniques et les sommes d'argent saisies lors des perquisitions. Les procureurs ont estimé que les preuves étaient suffisantes pour confirmer l'existence d'un réseau d'aide à l'immigration clandestine impliquant des agents en fonction.

Le tribunal a prononcé des peines allant de deux à trois ans de prison ferme contre les trois prévenus. Le douanier stagiaire ayant prêté son uniforme ainsi que le jeune harrag ont écopé de trois ans de prison ferme. Le deuxième douanier, qui a nié son implication, a été condamné à deux ans de prison ferme.

Faits-divers Mariage refusé en France : un couple franco-algérien se marie en Algérie


Vous aimez cet article ? Partagez !