La cour de justice de Tizi Ouzou a confirmé la condamnation de deux ressortissants français et de trois Algériens pour prosélytisme. Accusés d'avoir tenté d'inciter des musulmans à changer de religion, ils ont été condamnés à deux ans de prison ferme et à une amende de 100 000 dinars chacun.
En Algérie, l'activité religieuse est strictement encadrée par la loi. L’article 11 de la loi relative aux cultes non musulmans interdit toute tentative d’incitation à changer de religion. Toute infraction à cette législation peut entraîner des peines de prison et des amendes. Ces dispositions s’appuient également sur l’article 79 du Code pénal, qui sanctionne les atteintes à la sécurité nationale.
Les autorités considèrent que de telles activités peuvent fragiliser la cohésion sociale, en introduisant des éléments perçus comme pouvant provoquer des tensions au sein de la population. L’Algérie justifie ainsi ces mesures par la nécessité de protéger son unité nationale contre toute ingérence susceptible d'affecter son équilibre religieux et social.
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Un jugement basé sur des considérations de sécurité nationale
Les condamnés, Jonathan Claude José Wurthlin, 43 ans, et Florent Charlie Stobodzianuk, 39 ans, résident en Algérie, ainsi que trois Algériens, B-A-Yacine, A-Belaid et S- Rachid, ont été jugés pour incitation au changement de religion. Selon El Watan, le tribunal a estimé que leurs actions constituaient une menace pour la stabilité nationale, justifiant ainsi la sévérité des peines prononcées.
Deux autres individus, R-Karim et R-Saïd, initialement poursuivis pour prosélytisme, ont été acquittés de cette accusation mais condamnés à une amende de 20 000 dinars pour hébergement illégal d’un étranger sans déclaration préalable.
Malgré leur condamnation, les accusés ont bénéficié d’une levée des mesures conservatoires. Le tribunal a ordonné la restitution de leurs passeports, mettant fin aux restrictions de déplacement qui leur étaient imposées depuis le début de la procédure.
