L’Algérie poursuit son programme de développement du dessalement de l’eau de mer pour faire face aux défis liés au stress hydrique. Le ministère de l’Hydraulique a annoncé la construction de nouvelles stations dans six wilayas du pays, portant la part de l’eau dessalée à plus de 60 % des besoins nationaux.
Comme d’autres pays du bassin méditerranéen, l’Algérie est confrontée à une raréfaction des ressources en eau douce due à la sécheresse et à la variabilité climatique. Actuellement, 20 % de la consommation en eau potable du pays provient du dessalement. Avec la mise en service récente de cinq stations supplémentaires, cette part atteindra 42 %.
Le gouvernement a décidé d’accélérer cette transition en lançant six nouveaux projets dans les wilayas de Tlemcen, Mostaganem, Chlef, Tizi Ouzou, Jijel et Skikda. Une fois opérationnelles, ces infrastructures porteront la capacité totale de production d’eau dessalée à 5,5 millions de m³ par jour.
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Des stations stratégiques pour une couverture nationale
Intervenant à l'émission "L'invité du Jour" de la chaîne III de la radio algérienne, Belaïd Mezerkat, directeur central au ministère de l’Hydraulique, fait savoir que les études avancent rapidement et la première tranche de ces projets est déjà validée. Ces nouvelles stations permettront une meilleure répartition de l’approvisionnement en eau, notamment dans les zones où le taux de remplissage des barrages est insuffisant.
En effet, le taux moyen de remplissage des barrages en Algérie est actuellement de 39 %, avec des disparités importantes selon les régions, en l'occurrence 56 % dans l’Est, 23 % dans le Centre et 14 % dans la région du Cheliff. Cette situation rend le dessalement indispensable pour garantir une alimentation stable en eau potable, particulièrement dans les zones les plus exposées aux pénuries.
Un programme ambitieux pour l'avenir
L’Algérie a déjà investi 2,4 milliards de dollars dans la construction des cinq dernières stations de dessalement, situées à Oran, Tipaza, Boumerdes, El Tarf et Bejaïa. Les quatre premières ont été inaugurées récemment par le Chef de l'Etat, Abdelmadjid Tebboune qui ne tardera pas à inaugurer celle de Bejaïa. Ces infrastructures s’ajouteront aux nouvelles installations prévues, consolidant la stratégie nationale de sécurisation de l’accès à l’eau.
Avec ces projets, le pays ambitionne de réduire sa dépendance aux précipitations, qui restent imprévisibles. En s’appuyant sur l’eau dessalée, l’Algérie vise à assurer une distribution plus équilibrée et durable de cette ressource vitale sur l’ensemble du territoire.
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