Dessalement de l'eau de mer : l'Algérie affiche ses grandes ambitions

Le Chef de l'Etat algérien Abdelmadjid Tebboune, a annoncé le lancement de cinq à six nouvelles usines de dessalement d’eau de mer pour 2026. Cette initiative vise à porter à 62 % la couverture des besoins en eau potable grâce au dessalement, réduisant ainsi la dépendance aux nappes phréatiques.

Cette annonce a été faite, mercredi 26 février, lors de l’inauguration de l’usine de Koudiet Eddraouche, dans la wilaya d’El Tarf, l’une des nombreuses infrastructures mises en place ces dernières années pour répondre à la demande croissante en eau potable.

"On s'est entendu. En 2026, on lance 5 ou 6 nouveaux projets de dessalement d’eau de mer pour arriver à un taux de couverture de 62%", a fait savoir Abdelmadjid Tebboune, non sans préciser que ce taux est calculé "hors nappe phréatique", soit de l'eau disponible totalement grâce aux usines de dessalement.

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Une stratégie nationale pour sécuriser les ressources hydriques

Ces nouveaux projets s’inscrivent dans un programme ambitieux de développement des infrastructures hydrauliques. Le pays a récemment réalisé plusieurs stations de dessalement à Oran, Tipaza, Boumerdes, Bejaïa et El Tarf, confirmant ainsi son choix de l’eau de mer comme solution durable face aux défis hydriques. L’Algérie, confrontée à une pluviométrie irrégulière et à une pression croissante sur ses ressources en eau douce, mise sur une industrialisation accrue du dessalement pour sécuriser son approvisionnement en eau potable.

L’usine de Koudiet Eddraouche, inaugurée par le président Tebboune, illustre les capacités croissantes du pays en matière de construction d’infrastructures stratégiques. D’une capacité de production de 300'000 mètres cubes par jour, elle alimente plusieurs wilayas, dont El Tarf, Annaba, Skikda et Guelma. Le chef de l’État a mis en avant le rôle des compétences algériennes dans la réalisation de ces projets et a salué les efforts des travailleurs, des ingénieurs et des entreprises impliquées.

L'Algérie ambitionne d'assurer une couverture complète des besoins

Avec ces investissements, l’Algérie se positionne parmi les pays d’Afrique du Nord les plus engagés dans le dessalement. L’objectif affiché est d’assurer à terme une couverture complète des besoins en eau potable grâce à ces infrastructures, de l’extrême Ouest à l’extrême Est du pays.

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En parallèle, le pays continue d’explorer d’autres solutions, notamment les énergies renouvelables pour alimenter ces stations, afin de limiter leur impact environnemental. Ces annonces témoignent d’une volonté politique forte de répondre aux enjeux de l’eau, un défi crucial pour les années à venir.


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