L’Algérie poursuit ses efforts pour renforcer l'approvisionnement en eau potable à travers des projets de dessalement de l’eau de mer, face à un climat de plus en plus sec et une gestion des ressources en eau de plus en plus complexe. À partir de 2026, six nouvelles stations de dessalement seront lancées, avec pour objectif d'approvisionner 18 wilayas du pays en eau potable. Ces projets viennent compléter un programme ambitieux pour lutter contre la pénurie d’eau et garantir une distribution plus équilibrée de cette ressource vitale.
Selon les déclarations d'un responsable de l’Agence nationale de dessalement de l’eau (ANDE), ces nouvelles stations, d’une capacité de 300'000 m³ par jour chacune, seront implantées dans les wilayas de Skikda, Jijel, Tizi Ouzou, Chlef, Mostaganem et Tlemcen. Ce développement portera la capacité totale de production d’eau dessalée en Algérie à 3,7 millions de m³ par jour, soit environ 42 % de la demande nationale en eau potable. L’objectif final est de garantir un approvisionnement fiable en eau, notamment dans les régions les plus exposées aux pénuries.
La stratégie nationale du dessalement
Le gouvernement algérien a mis en place cette stratégie face à la raréfaction des ressources en eau douce, notamment à cause de la sécheresse et des conditions climatiques de plus en plus extrêmes. Aujourd’hui, environ 20 % de la consommation en eau potable du pays provient du dessalement, et ce pourcentage pourrait atteindre 60 % avec la mise en service des nouvelles stations, prévoyant ainsi une plus grande couverture des besoins nationaux.
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Le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé que le pays s'engageait résolument dans ce programme en 2026, soulignant qu’il s'agissait d’un volet essentiel pour garantir l'accès à l'eau dans toutes les régions du pays. Cette initiative s'inscrit dans un contexte où la gestion des barrages, souvent insuffisants pour répondre à la demande, reste problématique. Le taux moyen de remplissage des barrages est de seulement 39 %, avec des disparités importantes entre les régions.
Une vision à long terme en Algérie
Au-delà de ces six nouvelles stations, plusieurs autres projets sont en cours pour améliorer la capacité de dessalement du pays. Des investissements colossaux ont déjà été réalisés, avec une somme avoisinant les 2,4 milliards de dollars pour la construction de cinq stations supplémentaires. Ces infrastructures s’ajoutent aux stations existantes et participent à la sécurisation de l’approvisionnement en eau pour les années à venir.
Ce développement du dessalement est perçu comme une réponse face aux défis climatiques et à la nécessité de diversifier les sources d'approvisionnement en eau. Il pourrait transformer la manière dont l'Algérie gère ses ressources hydriques et ouvrir la voie à un avenir plus sûr en matière de gestion de l’eau.
📸🇩🇿 Découvrez l’intérieur et l’extérieur de la plus grande usine de dessalement d’eau de mer en Algérie, à Oran – 300 000 m³/jour. pic.twitter.com/2IjzRzXsMs
— LeLien (@LeLienofficiel) February 20, 2025
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