L’Algérie s’apprête à lancer une opération d’importation de moutons vivants en prévision de la fête de l’Aïd al-Adha. Cette initiative vise à renforcer l’offre sur le marché national face à une demande saisonnière en forte hausse. Le ministère de l’Agriculture a publié les éléments du cahier des charges encadrant cette opération, notamment les caractéristiques des animaux, les conditions d’importation et le prix de référence.
L'opération est encadrée par un document officiel établi par les services du ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Celui-ci précise les critères techniques à respecter par les fournisseurs étrangers. L’importation vise un volume de 1 million de têtes ovines, avec une répartition ciblée sur des fournisseurs situés dans deux pays européens. Ces derniers ont été sélectionnés sur la base de leur capacité à répondre aux exigences vétérinaires et logistiques algériennes.
Moutons d'Espagne et de Roumanie
Les deux principaux pays retenus pour cette campagne d’importation sont l’Espagne et la Roumanie. Les opérateurs sélectionnés dans ces pays devront fournir des animaux répondant à des critères bien précis, notamment en termes de poids et d’état sanitaire. Cette démarche permet de limiter les risques sanitaires à l’arrivée sur le territoire national et d'assurer une meilleure adaptation des animaux au marché local.
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Les ovins qui seront introduits sur le marché devront peser entre 40 et 45 kilogrammes. Cette fourchette de poids correspond à la demande exprimée par les structures de distribution ainsi que par les consommateurs. Le respect de ce critère est obligatoire pour tous les lots importés, comme mentionné dans le cahier des charges.
Un prix fixé entre 180 et 225 euros par tête
Le prix d’achat des moutons importés a été établi entre 180 et 225 euros l’unité, sont un prix compris entre 26 000 et 32 500 dinars algériens. Cette estimation inclut les frais liés au transport, aux contrôles vétérinaires et aux opérations de manutention. Les écarts de prix peuvent s’expliquer par l’origine géographique, les conditions d’élevage et les modalités de livraison prévues par les fournisseurs.
Pour ce faire, l’importation sera assurée par plusieurs sociétés publiques, notamment Alviar, Global Agrifood, Sabra et Sitrap. Ces entités, rattachées aux groupes Madar et Agrolog, ont été désignées pour prendre en charge l’ensemble du processus, depuis les négociations avec les fournisseurs jusqu’à la réception sur le territoire national.
Cette initiative vise à limiter les tensions sur les prix observées chaque année à l’approche de l’Aïd. L’introduction de bétail importé en quantité contrôlée pourrait contribuer à stabiliser les cours et à élargir l’offre, tout en garantissant le respect des normes sanitaires en vigueur.
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