Le trafic de cigarettes en Algérie connaît une nouvelle intensification en 2025, avec des saisies record dépassant les 50 tonnes au cours des trois premiers mois de l’année. Ce phénomène, qui affecte non seulement l’économie nationale, mais aussi la santé publique, reste une priorité pour les autorités. À travers une série d'opérations menées par les forces de sécurité, la lutte contre ce trafic illégal est désormais plus que jamais d’actualité, notamment en raison des impacts directs sur le marché local du tabac.
Entre janvier et mars 2025, les autorités ont saisi plus de 50 tonnes de tabac de contrebande, principalement en provenance de l'extérieur du pays, et destinées à alimenter le marché noir local. D’après les chiffres fournis par les services de sécurité, le mois de mars, coïncidant avec le mois de Ramadan, a été particulièrement marqué par une hausse significative des saisies, avec plus de 300 quintaux de tabac récupérés. Une grande partie de cette quantité a été interceptée dans la deuxième semaine du mois sacré, période où la demande en tabac augmente généralement.
En janvier et février, des saisies d'environ 90 quintaux et 110 quintaux ont également été effectuées, ce qui souligne une tendance inquiétante de trafic de tabac qui ne cesse de croître.
Le trafic de cigarettes en hausse
L’augmentation du trafic de cigarettes en Algérie est en grande partie alimentée par la différence de prix entre les cigarettes importées officiellement, soumises à des taxes et droits de douane, et les produits de contrebande, qui échappent à cette fiscalité. Depuis le début de l’année 2025, le prix des cigarettes légales a connu une hausse de 30 à 40 dinars par paquet, incitant de nombreux consommateurs à se tourner vers des produits moins chers, souvent issus du marché parallèle.
Le tabac de contrebande, qui échappe aux règles fiscales, constitue une alternative particulièrement attractive pour les consommateurs, mais aussi pour les réseaux criminels qui profitent de cette situation pour écouler leurs produits de manière illégale. En conséquence, le marché noir se développe à grande échelle, créant une concurrence déloyale pour les distributeurs légaux de tabac.
Les mesures prises pour contrer le trafic de cigarettes
Face à cette situation préoccupante, le gouvernement algérien a mis en place plusieurs mesures visant à renforcer la lutte contre le trafic de cigarettes et à réguler le secteur du tabac. Parmi ces mesures, la révision du cadre législatif et fiscal est essentielle. Le Code des impôts 2025 a vu l’introduction d’une augmentation des taxes sur les produits du tabac, notamment un supplément de 15 dinars par paquet. Cette hausse vise à rendre les produits légaux moins accessibles au marché parallèle et à inciter les consommateurs à acheter des cigarettes dans les points de vente légaux.
En parallèle, les autorités ont renforcé les contrôles douaniers et les inspections des cargaisons suspectes. Des opérations de saisie menées par les forces de l'ordre ont permis de récupérer des quantités importantes de tabac de contrebande, particulièrement dans les régions frontalières et durant des périodes de forte consommation comme le Ramadan.
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