Les éléments de la police des frontières du port d’Alger ont récemment interpellé un passager pour possession d’une carte d'identité française falsifiée. Le suspect, de nationalité tunisienne, était en route vers Barcelone en Espagne, lorsqu’il a été arrêté pour tentative de sortie illégale du territoire algérien avec un document d'identité contrefait.
Lors de son audition en comparution immédiate devant le tribunal de Sidi M’Hamed à Alger, le suspect âgé de la quarantaine, a nié les faits qui lui étaient reprochés. Selon ses déclarations rapportées ce jeudi 17 avril par le journal arabophone Ennahar, il aurait rencontré un ressortissant français à Djerba, en Tunisie, dans le cadre d’une intervention pour la réparation d’une roue de voiture.
Au fil du temps, une relation s’est développée entre les deux hommes, et le citoyen français lui aurait proposé de venir travailler avec lui en France dans un commerce de vente et de réparation de pneus à Paris. Ce dernier lui aurait demandé de lui remettre une copie de son passeport, deux photos et une somme d'argent de 10 000 dinars tunisiens.
Le suspect se dit victime d’une escroquerie
Six mois plus tard, le suspect déclare avoir retrouvé ce Français prénommé Michel, qui lui aurait remis la carte d'identité française portant ses coordonnées complètes. Le Tunisien a expliqué avoir cru à l'authenticité du document, affirmant avoir été victime d'une escroquerie. Son projet était de se rendre à Barcelone via l'Algérie, pensant que ce faux document lui permettrait de passer sans encombre.
Lors du procès, l'avocat du suspect a souligné que son client était entré légalement en Algérie par l'aéroport international Houari Boumediene et a demandé sa libération, le présentant comme victime d'une arnaque. Il a également insisté sur le fait que l'accusé avait la charge de ses frères orphelins et a plaidé pour des circonstances atténuantes.
En réponse, le procureur de la République a requis une peine d'un an d'emprisonnement, soulignant la gravité de l'infraction. Le tribunal a finalement requalifié les faits en "usage de documents falsifiés" et a condamné le suspect à une amende de 500 000 dinars algériens, avec une peine de prison assortie du sursis.
