Un ressortissant algérien de 29 ans a récemment été jugé par le tribunal correctionnel du Havre, après avoir été soupçonné d’avoir organisé un mariage dans le seul but d’obtenir un titre de séjour en France. Cette affaire a suscité des interrogations sur les pratiques de "mariage blanc", où le mariage est utilisé comme moyen de régularisation administrative plutôt que par amour.
Selon le média français Le Courrier Cauchois, le prévenu est arrivé en France durant l'été 2020. Après son arrivée, il a vécu en situation irrégulière et n’a pas respecté les obligations qui lui étaient imposées. En 2023, il s’est installé au Havre, où il a été assigné à résidence, avec l’obligation de pointer chaque semaine dans le cadre de sa procédure de retour en Algérie.
Cependant, lors des convocations pour son départ, il s’est présenté comme étant malade ou a tout simplement disparu de chez la femme qui l’hébergeait, une situation qui a attiré l'attention des autorités. La police a rapidement soulevé des doutes sur la sincérité de la relation entre le prévenu et la femme chez qui il était assigné à résidence. Selon les informations recueillies par le média français, l’homme n’avait que peu d’affaires personnelles chez cette femme et semblait partir fréquemment pour des séjours en Bretagne et à Paris.
Faits-divers Sous assignation à résidence, un influenceur algérien arrêté en France
Des doutes sur la sincérité du mariage
Les policiers ont également découvert qu’en 2022, la femme avait eu un projet de mariage similaire avec un autre ressortissant algérien. Ces éléments ont renforcé les soupçons des enquêteurs, qui ont émis l'hypothèse que le mariage prévu n’était qu’un stratagème pour régulariser la situation administrative du prévenu.
Lors du procès, le prévenu a insisté sur le fait qu’il était "amoureux" de la femme avec laquelle il projetait de se marier. Il a affirmé que ses absences répétées étaient dues à la peur de retourner en Algérie car il n’avait pas effectué son service militaire. Le mariage, qui devait initialement avoir lieu en novembre 2024, a été reprogrammé pour la fin avril 2025. Le prévenu a insisté sur sa volonté sincère d’épouser cette femme.
Au vu de tous ces éléments, le tribunal a décidé de relaxer le ressortissant algérien de la charge de " tentative d’organisation de mariage blanc aux seules fins d'obtenir un titre de séjour ". Toutefois, il a été reconnu coupable des autres faits, notamment son maintien irrégulier sur le territoire français et son non-respect des obligations d’assignation à résidence. Il a été condamné à cinq mois de prison avec mandat de dépôt.
