Le gouvernement algérien a annoncé des modifications importantes concernant les conditions d’obtention du certificat de résidence, un document administratif essentiel pour de nombreuses démarches. Ces changements visent à simplifier les procédures tout en renforçant l’efficacité des administrations locales.
Selon le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Ibrahim Mourad, cité par le journal Echourouk, les demandeurs de certificats de résidence en Algérie ne seront plus tenus de justifier de la propriété d’un logement. Dans sa réponse à une question parlementaire écrite, le ministre a insisté sur l’assouplissement des conditions d’obtention de ce document, afin d’en faciliter l’accès aux citoyens. Désormais, il suffira de prouver une présence effective à l’adresse déclarée depuis plus de six mois ou de fournir une attestation officielle d’hébergement, précise le ministre.
Cette démarche vise à réduire les blocages administratifs qui pouvaient survenir dans certaines communes, notamment lorsqu’il s’agissait de prouver la résidence sans disposer d’un titre de propriété. Le ministre a ainsi insisté sur le fait que le certificat de résidence peut être délivré à toute personne justifiant d’une résidence réelle, que ce soit en tant que locataire, occupant à titre gratuit, ou hébergé officiellement. Le ministre a révélé qu’un nouveau texte réglementaire est en cours d’élaboration. Celui-ci aura pour objectif de clarifier les aspects juridiques et organisationnels liés à la délivrance du certificat de résidence.
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Distinction entre certificat et carte de résidence
L’initiative vise à combler les lacunes observées sur le terrain et à renforcer le rôle des administrations locales dans le traitement des demandes des citoyens. Cette réforme s’inscrit dans une démarche plus large d’amélioration des services publics et d’harmonisation des procédures administratives à l’échelle nationale. Elle s’accompagnera d’instructions précises adressées aux walis et aux agents municipaux pour garantir une application uniforme et transparente, ajoute le ministre.
Pour accélérer les démarches, le ministère mise sur la numérisation des procédures et la réduction des interventions humaines. Le certificat de résidence, qui figure parmi les documents les plus demandés, bénéficiera ainsi d’un processus simplifié. Cette modernisation s’aligne sur la volonté des autorités de rationaliser les services administratifs et de réduire les délais de traitement.
Les textes en vigueur, notamment le décret ministériel du 4 septembre 1988, définissent clairement les cas d’usage du certificat de résidence et de la carte de résidence. Ces documents sont exigés dans des dossiers administratifs spécifiques, sans distinction entre les statuts d’occupation (propriétaires, locataires, occupants de logements sociaux ou militaires, etc.). Le ministre a rappelé que son département travaille en étroite collaboration avec les collectivités locales pour traiter les situations particulières avec souplesse, tout en respectant les cadres légaux.