Transfert illégal de devises : 24 000 euros cachés dans une voiture saisis par la police

Une opération conjointe entre les Douanes algériennes et la Police judiciaire a permis l’interception de 24 000 euros non déclarés, dissimulés à bord d’un véhicule de tourisme dans la région de Leghouat. Trois personnes ont été interpellées, puis remises à la justice. L’enquête est en cours.

Selon Ennahar, l’intervention s’est déroulée dans le périmètre de la wilaya de Djelfa, à l’issue d’un contrôle mené par la Brigade mobile des Douanes, en coordination avec les éléments de la Brigade mobile de la Police judiciaire. Le véhicule ciblé, repéré lors d’un contrôle routier, transportait la somme de 24 000 euros en espèces à l’intérieur d’un compartiment dissimulé.

Selon le communiqué officiel, le montant saisi s’élève à 24 000 euros. Aucune déclaration préalable n’avait été effectuée auprès des services des Douanes, ce qui constitue une infraction à la réglementation en vigueur sur la circulation de devises sur le territoire national.

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Infraction à la réglementation sur les mouvements de capitaux

En Algérie, le transport, la détention et le transfert de devises sont strictement régis par la Loi n° 03-11 relative à la monnaie et au crédit, ainsi que par les textes d’application émanant de la Banque d’Algérie. Tout porteur de capitaux en devises doit déclarer son montant à l’entrée ou à la sortie du territoire, sous peine de sanctions.

L’absence de justificatifs documentés relatifs à l’origine des fonds ou à leur destination a conduit à la saisie immédiate de la somme. Les trois individus présents dans le véhicule ont été interpellés, puis remis aux juridictions compétentes. Ils font désormais l’objet de poursuites pour détention et tentative de transfert illicite de devises.

Un point de passage sensible sous surveillance

La zone géographique concernée, entre Djelfa et Leghouat, constitue un axe stratégique de circulation entre le nord du pays et le sud saharien. Ce corridor est régulièrement utilisé pour des activités informelles, dont les transferts non autorisés de capitaux en devises.

Les services de lutte contre la fraude monétaire identifient ces segments routiers comme des zones à risque élevé. La multiplication des opérations de contrôle et la coopération entre administrations visent à neutraliser ces flux financiers illicites avant leur injection dans l’économie parallèle.

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Ce que risquent les prévenus

La loi algérienne prévoit des peines d’amende proportionnelles au montant saisi, ainsi que des peines de prison en cas de récidive ou d’association de malfaiteurs. La détention sans autorisation de montants en devises supérieurs à l’équivalent de 1 000 euros constitue une infraction dès lors qu’aucune déclaration n’a été effectuée.

Dans cette affaire, les suites judiciaires dépendront de l’évolution de l’enquête, notamment sur la provenance des fonds et les éventuels liens avec un réseau organisé. L’objectif des autorités est de tarir les circuits parallèles et de limiter les sorties de devises hors du cadre réglementaire.


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