Algérie : l'importation des bus de moins de 5 ans autorisée en Algérie, un nouvel avantage attendu

Le ministre algérien des Transports, Saïd Sayoud, a annoncé une mesure importante visant à renouveler le parc de bus du pays. Lors d’une intervention effectuée cette semaine devant le Conseil de la nation, il a confirmé que les opérateurs du secteur sont désormais autorisés à importer des bus âgés de moins de cinq ans. Cette décision répond à la nécessité de moderniser un parc vieillissant qui pose des défis importants pour le transport urbain et interurbain.

Le parc national de bus en Algérie compte actuellement 80'603 unités, dont environ 50 % ont plus de 20 ans. Cette situation est particulièrement préoccupante dans les secteurs du transport urbain et interurbain, où l’état de vétusté avancée des véhicules affecte la qualité du service et la sécurité des usagers. Selon une vidéo publiée sur le compte YouTube du sénat, le ministre a souligné que, contrairement à ce constat, les bus affectés au transport inter-wilaya bénéficient d’un renouvellement plus régulier, notamment grâce aux investissements des opérateurs privés sur les longues distances.

Des mesures fiscales et financières en préparation

Pour encourager le renouvellement du parc, les opérateurs avaient demandé des mesures incitatives, notamment des exonérations fiscales et douanières. Bien que ces mesures n’aient pas été intégrées dans la loi de finances 2025, elles devraient être proposées dans celle de 2026. Par ailleurs, des modalités de financement plus souples, comme des crédits à taux réduits, sont également à l’étude afin de faciliter l’acquisition de nouveaux bus.

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«Il reste les exonérations fiscales à mettre en place et nous y travaillons. Un projet de décret exécutif est en préparation, mais nous devons renouveler notre parc de bus », a en effet fait savoir le ministre algérien des Transports.

En parallèle de l’ouverture à l’importation, le gouvernement poursuit son effort pour renforcer la production locale. En 2025, les entreprises publiques de transport routier de Constantine, Oran et Annaba seront dotées de 108 nouveaux bus fabriqués à l’unité dans l’usine de Rouïba, relevant du secteur des industries militaires. Ce programme vise à répondre à la demande urgente de renouvellement tout en soutenant l’industrie nationale.

Un défi important pour le secteur du transport en Algérie

Le ministre Saïd Sayoud a rappelé que les besoins du secteur public de transport routier restent élevés, avec plus de 1760 bus à renouveler. Le gouvernement cherche ainsi à combiner importations et production locale pour moderniser efficacement le parc, améliorer le confort et la sécurité des voyageurs, et répondre aux exigences environnementales.

L’autorisation d’importer des bus de moins de cinq ans marque une étape notable dans cette politique de modernisation en Algérie. Si les mesures fiscales et les solutions de financement sont mises en œuvre comme prévu, les opérateurs disposeront de leviers supplémentaires pour renouveler leurs flottes et contribuer à la revitalisation du secteur des transports en Algérie.

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