91 kg de bijoux en provenance de Marseille saisis près de l’aéroport de Annaba

Les forces de sécurité algériennes ont intercepté une importante cargaison de bijoux de contrebande à l’aéroport international Rabah Bitat de Annaba. Lors d’un contrôle routier effectué le 22 mai, la Gendarmerie nationale a saisi 91 kilogrammes de bijoux, principalement en argent blanc et métal jaune, illégalement introduits sur le territoire algérien en provenance directe de Marseille.

Selon El Watan, la saisie est intervenue au cours d’un contrôle de routine près de l’aéroport, lorsqu’une Volkswagen transportant un policier en uniforme et un autre individu a été stoppée. Le coffre du véhicule contenait quatre valises remplies de sacs transparents contenant les bijoux interdits à l’importation selon la réglementation algérienne relative aux métaux précieux.

L’enquête menée par la section de recherches et d’investigations du groupement territorial de la Gendarmerie nationale de Annaba a rapidement permis d’identifier une organisation criminelle transnationale. Des documents commerciaux non officiels retrouvés sur place mentionnaient plusieurs commerçants locaux ainsi que des montants élevés, preuve d’une structure bien rodée et d’un trafic à grande échelle.

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Marseille, point de départ d’une filière transfrontalière

Le rôle de Marseille est central dans ce dossier. Selon les informations recueillies, le principal fournisseur du réseau réside dans cette ville française. Identifié sous le nom de Yassine, il est actuellement en fuite, ce qui complique la poursuite des investigations. La filière marseillaise assure l’approvisionnement des bijoux destinés au marché parallèle algérien, contournant ainsi les contrôles douaniers.

Cette situation illustre l’interconnexion entre les réseaux criminels européens et maghrébins, exploitant les failles sécuritaires et les complicités internes pour acheminer des marchandises interdites.

Implication de fonctionnaires dans le réseau

L’enquête judiciaire a également mis en évidence la participation présumée de plusieurs agents publics. Trois officiers et agents des Douanes, deux policiers ainsi qu’un civil ont été placés sous mandat de dépôt pour leur rôle dans la facilitation du passage des marchandises. Cette compromission fragilise le dispositif de contrôle aux frontières et favorise le développement de la contrebande.

Le réseau utilisait des méthodes sophistiquées pour dissimuler et transporter des quantités importantes de bijoux, ce qui souligne une organisation structurée avec des ramifications à l’international. La contrebande de bijoux, bien que souvent marginalisée dans le discours sur le crime organisé, représente un enjeu significatif. La saisie de 91 kilogrammes démontre l’importance des volumes en circulation et les pertes financières subies par l’État algérien. Ces marchandises transitent par des circuits parallèles, échappant à toute régulation et alimentant une économie souterraine.

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La poursuite des investigations vise à remonter la chaîne logistique et à identifier tous les acteurs impliqués, tant en Algérie qu’en France. Cette démarche nécessite une coopération accrue entre les autorités des deux pays pour perturber efficacement ces réseaux.


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