L’Algérie a officiellement exprimé son regret suite au revirement du Royaume-Uni concernant la question du Sahara occidental. Dans un communiqué publié dimanche 1er juin 2025, le ministère algérien des Affaires étrangères a déploré le soutien désormais affiché par Londres au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour ce territoire contesté.
L’Algérie rappelle que ce plan d’autonomie, présenté par le Maroc, n’a jamais été soumis aux populations sahraouies comme base officielle de négociation. En dix-huit ans d’existence, cette initiative n’a jamais reçu l’appui des envoyés spéciaux de l’ONU successifs, qui ont systématiquement relevé son absence de crédibilité et son incapacité à offrir une solution politique sérieuse et durable au conflit. Pour Alger, ce plan ne constitue donc pas une base viable de règlement et n’a jamais eu vocation à en être une.
« l’Algérie regrette le choix fait par le Royaume-Uni d’apporter son soutien au plan d’autonomie marocain. En dix-huit ans d’existence, ce plan n’a jamais été soumis aux Sahraouis comme base de négociation, de même qu’il n’a jamais été pris au sérieux par les Envoyés onusiens qui se sont succédé », a précisé le département de Ahmed Attaf dans un communiqué publié ce dimanche sur Facebook.
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Dans son communiqué, le ministère des Affaires étrangères souligne que les véritables objectifs du Maroc avec cette proposition sont d’empêcher une recherche sérieuse de solution et de gagner du temps, tout en habituant progressivement la communauté internationale à l’occupation illégale du Sahara occidental.
Une position britannique nuancée
Le Royaume-Uni, tout en exprimant son soutien au plan d’autonomie marocain, n’a pas reconnu formellement la souveraineté du Maroc sur le territoire du Sahara occidental. Londres ne cautionne donc pas l’occupation illégale du territoire, conformément au droit international et aux résolutions de l'ONU.
Cette nuance a été explicitement rappelée par le secrétaire d’État britannique lors d’une conférence de presse où il a également réaffirmé l’attachement du Royaume-Uni au principe du droit à l’autodétermination des peuples, notamment au Sahara occidental. Pour Alger, cette position double du Royaume-Uni reste insuffisante, et suscite des inquiétudes quant à l’évolution future de la résolution du conflit.
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Un appel au respect du droit international
Le ministère algérien formule le vœu que, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, le Royaume-Uni continue de tenir le Maroc responsable de ses engagements internationaux et veille au respect du droit international, en particulier de la doctrine onusienne relative à la décolonisation.
Cette déclaration témoigne des tensions persistantes autour du Sahara occidental, un territoire au cœur d’un différend complexe entre le Maroc, qui revendique sa souveraineté, et le Front Polisario soutenu par l’Algérie, qui milite pour un référendum d’autodétermination sous l'égide des Nations unies.
Un dossier diplomatique sensible
Le revirement britannique sur la question du Sahara occidental intervient dans un contexte où la communauté internationale peine à trouver une solution consensuelle à ce conflit de longue date. La position d’un membre permanent du Conseil de sécurité est particulièrement scrutée, car elle influence le cadre diplomatique et politique autour de la question sahraouie.
L’Algérie, en tant qu’acteur clé de ce dossier, réaffirme son engagement à défendre les droits du peuple sahraoui et à promouvoir une solution conforme au droit international, dans un contexte où les équilibres diplomatiques évoluent rapidement. La nouvelle position du Royaume-Uni ajoute une nouvelle dimension aux discussions internationales sur le Sahara occidental, soulignant les défis qui restent à surmonter pour parvenir à une paix durable dans la région.
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