France : deux Algériens condamnés pour trafic de cigarettes

Deux ressortissants algériens ont été condamnés à des peines de prison ferme pour trafic de cigarettes de contrebande et de médicaments détournés. L'affaire, jugée vendredi 4 juillet au tribunal de Senlis (Oise), met en lumière un réseau de contrebande actif sur l'axe Belgique-France. Les prévenus transportaient une importante quantité de marchandises illicites lorsqu'ils ont été interceptés par les douanes.

Selon Le Parisien, le 12 mai dernier, les douaniers ont intercepté une Citroën C3 suspecte lors d'un contrôle routier au péage de Chamant sur l'autoroute A1 (axe Lille-Paris). À bord du véhicule, les agents ont saisi 50 kg de tabac de contrebande ainsi que 600 comprimés de Prégabaline, un médicament antidépresseur et antiépileptique fréquemment détourné à des fins toxicomanes. Les deux occupants du véhicule, Hacen G., 26 ans, et Anouar A., 30 ans, tous deux de nationalité algérienne, ont été immédiatement placés en garde à vue.

La Prégabaline, surnommée "la drogue du pauvre" en raison de son faible coût, provoque confusion, coma et parfois la mort chez ses consommateurs. La substitute du procureur, Anaïs Boucher, a souligné devant le tribunal que ce médicament représente "un problème de santé publique à Paris, particulièrement chez les jeunes mineurs étrangers non accompagnés". Les 600 comprimés saisis témoignent d'un trafic organisé, bien que les deux prévenus aient affirmé ignorer l'ampleur de leurs activités.

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Des peines sévères et des amendes lourdes

Anouar A., en situation irrégulière et sans domicile fixe, a prétendu que les médicaments étaient pour son usage personnel et le tabac destiné à "un certain Ismaël". Hacen G., déjà condamné pour détention de tabac de contrebande, a quant à lui affirmé ne pas avoir connaissance des comprimés. Leurs téléphones ont pourtant révélé des photos de la marchandise et de cannabis conditionné, affaiblissant leurs versions. Leur avocat, Me Fatthi Irguedi, a plaidé qu'ils n'étaient que des "petites mains" recrutées en raison de leur précarité.

Le tribunal a condamné Anouar A. à 10 mois de prison dont 8 avec sursis probatoire, ainsi qu'à une mise en détention immédiate. Hacen G. a écopé de la même peine, avec en plus la révocation d'un sursis précédent, portant sa peine ferme à 6 mois. Les deux Algériens devront également s'acquitter d'amendes douanières s'élevant à 32 500 euros pour le tabac et 225 euros pour les médicaments.


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