En France, un ressortissant syrien a été condamné à huit mois de prison ferme pour usurpation d'identité algérienne dans le but d'obtenir un logement à Rouen. Cette affaire insolite, révélée suite à une plainte pour des miaulements de chat persistants, a permis aux forces de l'ordre de découvrir un important réseau de recel impliquant divers documents et objets volés.
Selon le média Actu.fr, l'affaire a commencé par une intervention des pompiers le 1er juillet 2025 dans un appartement de la rue Verte à Rouen, alertés par des miaulements persistants. En pénétrant dans les lieux, ils ont découvert une dizaine de cartes d'identité éparpillées sur un bureau, ce qui les a conduits à prévenir la police. Les forces de l'ordre ont alors saisi divers objets volés : papiers d'identité, cartes vitales, un sac de marque, des vélos et même un drone.
L'enquête a révélé que le locataire des lieux, se présentant sous le nom de Djamel, disposait d'un titre de séjour espagnol et d'un passeport algérien. La propriétaire a confirmé avoir loué l'appartement à cet individu. Cependant, une vérification avec les autorités espagnoles a établi que ces documents étaient falsifiés. Le vrai nom du prévenu est en réalité Ismaël, un Syrien de 21 ans dont le visage correspondait à celui filmé par le drone volé retrouvé sur place.
Une fausse identité algérienne soigneusement construite
Lors de son audition, Ismaël a reconnu avoir utilisé de faux papiers au nom d'un "ami" non identifié pour faciliter l'obtention du logement. Ses déclarations se sont avérées incohérentes : alors qu'il affirmait n'avoir passé que quatre jours dans l'appartement, son téléphone y était connecté quotidiennement en juin 2025.
Refusant de coopérer pleinement avec les enquêteurs, il n'a pas fourni le code de son téléphone et n'a pas pu expliquer la présence des objets volés. Plusieurs victimes ont réclamé des dommages-intérêts lors de l'audience, bien qu'Ismaël n'ait pas été poursuivi directement pour les vols. L'affaire civile concernant les préjudices subis par les victimes sera examinée le 6 mai 2026.
Le tribunal a retenu 29 faits de recel commis en récidive contre Ismaël. Le ministère public a souligné les incohérences de sa défense, notamment son incapacité à justifier pourquoi il avait choisi une fausse identité algérienne. La peine de huit mois de prison ferme avec maintien en détention a été prononcée, accompagnée d'une interdiction de cinq ans sur le territoire français.
