Les contrôles aux frontières algériennes continuent de donner des résultats significatifs. Un couple a récemment été interpellé à l'aéroport d'Annaba en possession d'une importante somme en devises étrangères non déclarées. Cette interception s'inscrit dans le cadre du renforcement des mesures de lutte contre les infractions aux réglementations financières.
Selon un communiqué de la Police d'Annaba publié lundi 4 août 2025, les agents de la police aux frontières ont intercepté, la semaine dernière, un homme de 63 ans et une femme de 51 ans lors d'un contrôle à l'aéroport Rabah Bitat d'Annaba. En fouillant leurs bagages, les forces de l'ordre ont découvert plusieurs devises étrangères non déclarées : 11 000 dinars tunisiens, 3 050 euros et 905 livres turques.
Les deux individus ont été immédiatement placés en garde à vue pour violation des réglementations sur le change et le transfert de capitaux. Après l'achèvement des procédures légales, ils ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal d'El Hadjar, comme le précise le communiqué.
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Un durcissement des contrôles aux frontières
Cette affaire n'est pas isolée. Ces dernières semaines, les services douaniers algériens ont multiplié les opérations de contrôle dans les principaux aéroports du pays. Le 3 juin 2025, les douanes d'Annaba avaient déjà saisi 28 000 euros sur un passager à destination de la Turquie. Quelques jours plus tôt, à l'aéroport de Sétif, une voyageuse en provenance de Lyon avait été appréhendée avec 9 200 euros non déclarés.
Ces différents cas illustrent les tentatives récurrentes de contournement des lois sur les transferts de devises. Les autorités algériennes renforcent progressivement leur dispositif de surveillance pour lutter contre ces infractions, souvent liées à des opérations de blanchiment ou d'évasion fiscale.
Que dit la loi algérienne sur le transport de devises ?
La réglementation en vigueur est claire : tout ressortissant étranger doit déclarer les sommes supérieures à 5 000 euros lors de son entrée ou de sa sortie du territoire algérien. Pour les citoyens algériens, ce seuil est encore plus strict, fixé à seulement 1 000 euros.
Le non-respect de ces obligations peut entraîner des sanctions sévères, notamment la saisie immédiate des fonds et des poursuites judiciaires. La Direction générale des douanes rappelle régulièrement ces règles, mais certains voyageurs tentent encore de les contourner.
