Les autorités douanières algériennes ont une nouvelle fois intercepté une importante cargaison de cigarettes destinée à l'exportation illégale. L'opération a eu lieu au port de Skikda, mettant en lumière les méthodes de dissimulation employées par les contrebandiers. Cette saisie s'inscrit dans une série d'interventions similaires observées ces derniers mois le long du littoral algérien.
Selon un communiqué de la Direction générale des douanes algériennes (DGD) publié mercredi 20 août 2025, les agents des douanes du port de Skikda, en coordination avec la police des frontières maritimes, ont déjoué une tentative de contrebande. L'intervention a permis la saisie de 6800 paquets de cigarettes de la marque Marlboro. La marchandise était soigneusement dissimulée à l'intérieur de deux véhicules de particuliers qui s'apprêtaient à embarquer à bord du car-ferry Jean Nicoli, un navire de la compagnie maritime française Corsica Linea reliant Skikda à Marseille.
La méthode de dissimulation dans des compartiments cachés de véhicules personnels reste couramment utilisée par les trafiquants pour tenter de franchir les contrôles. Au-delà des cigarettes, l'inspection du navire a conduit à la découverte de trois motos démontées, qui faisaient l'objet de recherches de la part d'Interpol. Conformément à la procédure, les deux véhicules utilisés pour le transport de la marchandise de contrebande ont été immobilisés par les services douaniers.
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Un phénomène récurrent sur les ports algériens
Cette affaire n'est pas un cas isolé et s'inscrit dans une tendance observée tout au long de l'été 2025. Le 7 août, les douaniers du port d'Oran ont saisi 980 paquets de cigarettes cachés dans les sièges et les portières d'une voiture à destination d'Alicante, en Espagne. Quelques semaines plus tôt, le 15 juillet, une saisie spectaculaire de 5500 paquets de Marlboro avait eu lieu au port d'Alger, dissimulés cette fois-ci dans des plaques de céramique. Début juillet, le port de Béjaïa avait également été le théâtre d'une interception de 3500 paquets découverts dans les bagages d'un passager.
La forte différence de prix des cigarettes, notamment celles de marques internationales comme Marlboro, entre l'Algérie et les pays de l'Union européenne constitue le principal moteur de ce trafic transfrontalier. Les contrebandiers cherchent à revendre ces produits sur le marché noir européen où ils peuvent générer un profit substantiel. Cette incitation économique les pousse à adopter des techniques de dissimulation de plus en plus sophistiquées, allant de l'utilisation de cavités dans les véhicules au camouflage dans des cargaisons apparemment légitimes.
