L'Algérie a officialisé la fin de l'accord de réciprocité concernant l'exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service entre les autorités algériennes et françaises, rapporte le quotidien algérien Ennahar. Cette décision publiée dans le dernier journal officiel, met un terme à un accord bilatéral signé entre les deux pays en 2013, qui permettait aux titulaires de ces passeports de voyager sans visa pour des séjours de courte durée.
L'accord, signé le 16 décembre 2013 entre la France et l'Algérie, prévoyait que les détenteurs de passeports diplomatiques et de service des deux pays étaient exemptés de visa pour les séjours de moins de 90 jours. Cette exemption facilitait les déplacements des diplomates et responsables gouvernementaux des deux pays, dans le cadre de leurs missions officielles, et participait à l’amélioration des relations diplomatiques bilatérales.
Cependant, le 7 aout 2025, le gouvernement algérien a annoncé qu’il mettait fin à cet accord. Cette rupture de la réciprocité de l’exemption de visa intervient après que la France a suspendu l’application de l'accord pour les détenteurs de passeports diplomatiques algériens. Le ministère algérien des Affaires étrangères a précisé que cette décision faisait suite à cette suspension et qu'il avait informé la représentation diplomatique française de la fin de l'accord. La publication de cette décision dans le Journal officiel algérien marque son entrée en vigueur.
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Implications pour les détenteurs de passeports diplomatiques
Les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service français devront désormais obtenir un visa pour entrer en Algérie. Cette décision marque la fin d'une politique d'exemption mutuelle de visa en place pendant plus d’une décennie, qui permettait aux diplomates et responsables français de se rendre en Algérie sans formalité administrative.
Cette mesure impacte directement les fonctionnaires et diplomates français qui se rendaient régulièrement en Algérie pour des missions officielles. Ils devront désormais passer par la procédure normale de demande de visa, ce qui pourrait compliquer leurs déplacements administratifs et rallonger les délais de préparation des voyages officiels.
Relations tendues entre la France et l'Algérie
Cette rupture de l'accord intervient dans un contexte plus large de tensions diplomatiques entre l’Algérie et la France. Les relations entre les deux pays ont été marquées par des divergences sur plusieurs dossiers, notamment des questions historiques liées à la colonisation et des critiques réciproques sur la gestion politique et diplomatique des affaires bilatérales.
Le gouvernement algérien a expliqué que la décision de mettre fin à l’accord faisait suite à la suspension, de la part de la France, de l’application de l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques algériens. Cette suspension par la France a été perçue par l’Algérie comme une violation de l’accord bilatéral, incitant ainsi le pays à prendre cette décision unilatérale.
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Un impact sur les diplomates et les relations bilatérales
La fin de cet accord pourrait avoir des répercussions sur la fluidité des échanges diplomatiques entre les deux pays. Les diplomates algériens qui se rendent en France devront désormais se conformer aux procédures de visa habituelles, ce qui pourrait entraîner des retards et des complications administratives. De même, la suspension de l’exemption pourrait affecter les déplacements des responsables français en Algérie, en alourdissant les démarches nécessaires pour obtenir une autorisation de voyage.
Malgré cette mesure, les autorités algériennes ont insisté sur le fait que cette décision ne remet pas en cause les relations diplomatiques entre les deux pays. Le ministère des Affaires étrangères a précisé que l'Algérie restait ouverte à la coopération diplomatique avec la France, tout en soulignant l’importance de respecter les principes d'égalité et de réciprocité.
