Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, a annoncé des mesures concernant le sort des usines saisies dans le cadre de la lutte contre la corruption. Ces usines, précédemment détenues par des oligarques du régime de l'ex-président Abdelaziz Bouteflika, seront désormais réactivées et réintégrées dans le tissu économique national sous l’autorité de l’État. L’objectif du gouvernement est de maximiser l’utilisation de ces ressources industrielles et de favoriser la relance de secteurs économiques clés du pays.
Les usines concernées par cette décision sont celles récupérées dans le cadre des différentes vagues de saisie d’actifs menées après la chute du régime de Bouteflika. Ces saisies ont été opérées dans un contexte de lutte contre la corruption, visant à récupérer les biens attribués à des proches du pouvoir précédent, dont plusieurs hommes d’affaires. Le Premier ministre Sifi Ghrieb a souligné l’importance de réactiver rapidement ces usines afin de renforcer l’industrie nationale et de stimuler l’économie du pays.
Durant sa visite dans la wilaya de Jijel, Sifi Ghrieb a exprimé la volonté du gouvernement de relancer ces projets industriels, notamment dans des secteurs stratégiques comme le ciment, l’agroalimentaire et le textile. Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de réhabiliter ces sites industriels pour garantir leur conformité aux normes modernes de production.  "Tous les projets industriels confisqués seront relancés, Bon gré, mal gré," a-t-il déclaré.
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Une relance nécessaire pour l'économie nationale
Les usines saisies faisaient partie de nombreux biens confisqués en raison de la corruption qui a caractérisé la gestion des affaires publiques sous le précédent régime. Parmi les sites concernés, on trouve une cimenterie à El Kalâa et un complexe de transformation alimentaire détenu par le groupe public Agrodiv. Ces usines avaient été laissées à l’abandon, et plusieurs nécessitent des travaux de réhabilitation avant de pouvoir reprendre leur production.
Sifi Ghrieb a précisé que ces usines seront sous la gestion de l’État, afin de garantir une exploitation transparente et efficace. Ce projet s'inscrit dans une dynamique plus large visant à diversifier l’économie algérienne, encore largement dépendante des exportations de pétrole et de gaz. La réactivation de ces usines permettrait de réduire la dépendance aux importations et d'encourager la production locale.
Le Premier ministre a également évoqué l’importance d’assurer une gestion publique rigoureuse de ces sites industriels, dans le respect des principes de transparence et d’efficacité. L’objectif est d’éviter les dérives observées sous l’ancien régime, où certains projets industriels ont été attribués dans des conditions opaques.
Réhabilitation et gestion des usines saisies
La réactivation des usines saisies pose toutefois plusieurs défis. La réhabilitation des infrastructures, souvent vieillissantes, nécessite des investissements importants. Certaines usines devront être modernisées pour répondre aux exigences techniques actuelles, ce qui pourrait allonger le délai avant leur mise en service.
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Par ailleurs, la question de la gestion des ressources humaines se pose également. De nombreuses usines saisies ont connu des périodes de déclin, et une restructuration du personnel pourrait être nécessaire pour garantir leur bon fonctionnement. Le gouvernement devra mettre en place des mécanismes adaptés pour attirer des investisseurs et des gestionnaires qualifiés pour ces projets industriels.
Une supervision publique pour éviter les dérives
Le Premier ministre Sifi Ghrieb a également évoqué la nécessité de garantir une supervision stricte des usines saisies. Les autorités ont assuré que ces usines seront sous la gestion de structures publiques dédiées à la gestion des biens industriels récupérés. Cela vise à éviter tout risque de mauvaise gestion ou de détournement de fonds. Une supervision renforcée permettra également de s’assurer que les usines respectent les normes environnementales et de sécurité.
La transparence dans la gestion de ces usines est un impératif pour éviter qu’elles ne soient utilisées à des fins privées, comme cela a pu être le cas dans le passé. En ce sens, le gouvernement mettra en place des mécanismes de contrôle pour garantir que ces usines contribuent réellement à la croissance économique du pays et non à des intérêts privés.
