Une semaine après le cambriolage survenu au musée du Louvre, l'enquête a connu des développements significatifs avec l'interpellation de deux suspects. L'un des individus a été arrêté à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle alors qu'il s'apprêtait à prendre un vol à destination de l'Algérie. Ces arrestations interviennent dans le cadre du vol de joyaux de la Couronne de France évalué à plusieurs millions d'euros.
Selon BFMTV, les forces de l'ordre ont procédé à l'interpellation de deux suspects dans la soirée du samedi 25 octobre. La police aux frontières et la brigade de répression du banditisme ont intercepté l'un des individus à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle vers 22 heures. Le suspect était sur le point d'embarquer à bord d'un vol à destination d'Alger lorsque son arrestation est intervenue.
Le parquet de Paris a confirmé ces interpellations dans un communiqué officiel. Les deux hommes, âgés d'une trentaine d'années, ont été placés en garde à vue pour une durée pouvant atteindre 96 heures. Ils étaient déjà connus des services de police et de la justice pour des faits antérieurs.
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Les circonstances du cambriolage
Le vol a eu lieu le dimanche 19 octobre en pleine journée au sein du musée du Louvre. Quatre individus ont participé à l'opération selon les éléments de l'enquête. Deux malfaiteurs ont utilisé une nacelle pour accéder à la galerie d'Apollon tandis que deux autres complices assuraient leur fuite à bord de scooters.
🚨🇫🇷🇩🇿 ALERTE INFO | Un des hommes qui aurait participé au cambriolage du musée du Louvre a été INTERPELLÉ à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, alors qu’il s’apprêtait à prendre un avion pour l’Algérie. (Paris Match) pic.twitter.com/6RVEsHikQY
— AlertesInfos (@AlertesInfos) October 26, 2025
La méthode employée a consisté à briser la vitre de la galerie Apollon pour dérober les joyaux. Les auteurs ont laissé sur place divers objets dont un casque, un chalumeau, un gilet jaune et des disqueuses. Certains de ces objets présentaient des traces d'essence selon les constatations des enquêteurs.
Un vol de bijoux évalué à 88 millions d’euros
Le préjudice résultant de ce cambriolage a été évalué à 88 millions d'euros par la conservatrice du musée du Louvre. Parmi les huit joyaux de la Couronne de France volés figurent le diadème de l'impératrice Eugénie, orné d'environ 2 000 diamants, et le collier de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie et de la reine d'Hortense.
La procureure de Paris, Laure Beccuau, a qualifié le montant du vol "d'extrêmement spectaculaire" tout en précisant que cette estimation "n'a rien de parallèle et de comparable au préjudice historique". Malgré les interpellations, les bijoux volés n'ont pas encore été retrouvés selon les dernières informations.
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L’ADN au cœur des investigations
L'identification des suspects a été rendue possible grâce au travail de la police technique et scientifique de Paris. Les enquêteurs ont réalisé 150 prélèvements sur la scène du cambriolage qui ont ensuite été analysés en laboratoire. La découverte d'ADN sur place a permis de remonter jusqu'aux deux individus interpellés.
Parallèlement à l'enquête judiciaire, une polémique concernant la sécurité du musée a émergé. La présidente-directrice du musée avait demandé l'installation d'un commissariat au Louvre lors de son audition au Sénat. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez s'est déclaré "opposé" à cette mesure dans un entretien accordé à La Tribune dimanche, arguant que "le commissariat actuel est juste à côté du Louvre".
