Karim Benzema s'est exprimé sur la question de ses origines et de son identité. L'attaquant international, âgé de 38 ans, a détaillé son attachement à la France et à l'Algérie, refusant toute hiérarchie entre les deux. Il a également évoqué les polémiques politiques dont il a fait l'objet et ses espoirs sportifs.
Dans un entretien accordé à la chaîne LCI mardi 13 janvier 2026, Karim Benzema, né à Lyon et élevé à Bron, a clairement refusé de classer ses appartenances. "Ce n’est pas une histoire d’ordre, je suis un peu tout ça. Je suis tout ça parce que j’ai été élevé en France, j’ai fait ma scolarité en France, j’ai joué en France", a déclaré le joueur. Il a précisé : "J’ai ma famille, j’ai mes origines aussi en Algérie avec mon papa qui est né en Algérie et ma maman en France".
Le joueur, formé à l'Olympique Lyonnais (OL), a insisté sur la pluralité de son parcours. "Je pense que tout y est. Je suis brondillant, je suis lyonnais et ça ne change pas. Ça continue comme ça", a-t-il ajouté. Cette déclaration intervient alors qu'il avait récemment manifesté son soutien à Jean-Michel Aulas, ancien président de l’OL, dans la course à la mairie de Lyon, rappelant son ancrage local.
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Un attachement à la France maintenu malgré l'exil
Parti de l'OL en 2009 pour le Real Madrid, puis pour Al-Ittihad en Arabie Saoudite, Karim Benzema a tenu à rappeler son lien avec la France. "Je suis français et j'ai toujours été respectueux envers tout le monde", a affirmé le lauréat du Ballon d'Or 2022. Il a réaffirmé son espoir de participer à la Coupe du monde 2026 avec l'équipe de France dirigée par Didier Deschamps, malgré une histoire "avec des hauts et des bas" sous le maillot bleu.
Son attachement se manifeste aussi par des prises de position civiques, comme son soutien public à Jean-Michel Aulas. Benzema a expliqué que sa ligne de conduite reste inchangée malgré son éloignement géographique : "Ma ligne de conduite c’est la même, j’ai tout le temps été respectueux envers tout le monde et ça va continuer".
Les polémiques politiques et la résilience
Karim Benzema a été la cible de nombreuses attaques politiques, notamment de l'extrême droite et du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. On lui a reproché de ne pas chanter la Marseillaise ou d'entretenir de supposés liens avec les Frères musulmans. "Bien sûr que ça blesse parce qu’on a sa maman, son papa, sa famille et les enfants. Donc c’est compliqué, c’est un terrain très compliqué", a-t-il confié concernant ces accusations.
"J'ai un bon caractère mais je suis un battant de la vie."
Karim Benzema s'exprime dans une de ses rares interviews, dans notre émission Municipales 2026, avec Jean-Michel Aulas.
Le foot, l'intégration, le sport et la politique. Extrait ici. À suivre sur @LCI pic.twitter.com/6Dz3dZskhm
— Darius Rochebin (@DariusRochebin) January 13, 2026
L'affaire de la sextape de Mathieu Valbuena en 2015 a également durablement marqué son image publique. Face à ces tempêtes médiatiques, le joueur a développé une philosophie de résilience. "De toute façon, dans la vie il y aura des choses comme ça. Il y aura toujours des litiges, des on-dit et des ouï-dire", a-t-il analysé.
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Une philosophie de vie ancrée dans le respect
Pour traverser les épreuves, Karim Benzema s'appuie sur des principes personnels clairs. "L’essentiel c’est d’avoir un bon cœur et de faire avec ce qu’on a devant nous", a-t-il déclaré. Il a poursuivi en expliquant sa méthode : "Il ne faut pas regarder à droite et à gauche et il faut avoir une ligne droite dans sa tête, une bonne ligne et beaucoup de respect envers tout le monde. Après, je pense que tout brille pour l’humain".
Le footballeur reconnaît que ces épreuves ont forgé son caractère. "Les mauvaises langues, ça ne va jamais changer. Mais ça c’est depuis tout petit et ça m’a aussi fait mon caractère. C’est comme ça, il faut se battre et ne rien lâcher", a conclu le joueur d'Al-Ittihad.
