En 2025, le nombre de ressortissants algériens devenus français a été dévoilé par les statistiques officielles. Ces chiffres s’inscrivent dans une année marquée par une baisse des naturalisations et des évolutions notables parmi les nationalités concernées. La mise en œuvre d’une nouvelle circulaire administrative a notamment influencé les données.
Selon les statistiques du ministère de l'Intérieur français rendues publiques mardi 27 janvier 2026, l'année 2025 a enregistré l'acquisition de la nationalité française par 7 985 ressortissants algériens. La majorité d'entre eux (4 867) a obtenu ce statut par décret de naturalisation, tandis que 3 118 y sont parvenus par déclaration, notamment dans le cadre d'un mariage.
Ce chiffre représente une diminution de 5,6% par rapport à l'année 2024, où 8 457 Algériens étaient concernés. Ainsi, les ressortissants algériens constituent le deuxième groupe le plus important en volume parmi les nouveaux Français, derrière les Marocains (9 548) et devant les Tunisiens (4 917). La part des Algériens dans le total des acquisitions s'élève à environ 13%.
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Le contexte général de baisse des naturalisations en 2025
L’année 2025 a été caractérisée par un recul global des acquisitions de la nationalité française. Selon le ministère de l’Intérieur, 62 235 personnes sont devenues françaises par décret ou par déclaration, soit une baisse de 6,8% par rapport à 2024. Cette tendance à la baisse est particulièrement marquée pour les naturalisations par décret, qui ont chuté de 13,5% pour atteindre 42 246.
Les services du ministère attribuent cette diminution, en partie, à l'entrée en vigueur de la circulaire du 2 mai 2025. Ce texte a renforcé les conditions d'octroi de la nationalité par décret, en réaffirmant l'exigence d'exemplarisme, d'autonomie financière et d'une insertion professionnelle durable. À l'inverse, les acquisitions par déclaration de nationalité, notamment via le mariage, ont progressé de 10,5% pour atteindre 17 579.
La place de l'Afrique et du Maghreb dans les nouvelles acquisitions
Les statistiques confirment la prédominance des origines africaines parmi les personnes ayant acquis la nationalité française. En 2025, 59% des nouveaux Français, soit près de six sur dix, étaient originaires d’un pays du continent africain. Cette proportion maintient une tendance structurelle observée sur plusieurs années.
Les ressortissants des trois pays du Maghreb – Maroc, Algérie, Tunisie – représentent à eux seuls plus d’un tiers (environ 36%) de l’ensemble des acquisitions. Suivent dans le classement des principales nationalités d’origine des pays comme la Côte d’Ivoire (1 947 acquisitions), le Sénégal (1 830) et le Cameroun (1 672). La Russie (1 574) et le Liban (1 212) figurent également parmi les dix premiers pays.
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La chute parallèle des signatures du CIR par les Algériens
Une évolution distincte, mais notable, concerne la signature du Contrat d’Intégration Républicaine (CIR). En 2025, seulement 583 ressortissants algériens ont signé ce contrat, selon les données de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Cela représente une baisse de 91,3% par rapport aux 6 709 signataires enregistrés en 2024.
Cette réduction drastique est le résultat d’un changement de pratique administrative. Conformément aux dispositions des accords franco-algériens de 1968, l’OFII a cessé de convoquer systématiquement les ressortissants algériens pour la signature du CIR, ce dernier n’étant pas une obligation légale pour eux. Cette mesure explique la disparition quasi-totale des Algériens des statistiques du CIR, où ils figuraient historiquement parmi les nationalités les plus représentées.
