La Belgique et l’Algérie ont conclu un accord de réadmission destiné à organiser le retour des sans-papiers algériens présents sur le territoire belge. La signature a eu lieu à Bruxelles, à l’occasion d’une visite officielle du ministre des Affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf. Ce texte encadre désormais de manière précise les procédures de renvoi vers l’Algérie.
Jusqu’ici, les retours de sans-papiers algériens restaient peu fréquents. Les autorités belges évoquaient des difficultés dans la coopération avec Alger, ce qui ralentissait les procédures. En 2025, 2 251 citoyens algériens ont reçu un ordre de quitter le territoire belge, mais seule une partie d’entre eux a effectivement été renvoyée.
Selon l'Echo, la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen van Bossuyt, membre du parti N-VA, a réagi après sa rencontre avec Ahmed Attaf. Elle a indiqué que cet accord devait permettre un meilleur suivi des dossiers et une coordination plus directe entre les deux pays.
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Aujourd’hui, 780 personnes se déclarant algériennes sont détenues en Belgique. Parmi elles, environ 700 ne disposent pas de titre de séjour légal. Cette situation illustre les limites des dispositifs existants avant la signature de cet accord.
Procédures encadrées pour les retours
Le texte signé entre la Belgique et l’Algérie fixe les règles à suivre pour organiser les retours des sans-papiers. Il prévoit notamment des étapes claires pour vérifier l’identité des personnes concernées. Cette vérification implique un travail conjoint entre les services belges et les autorités consulaires algériennes.
Dans les faits, les administrations devront échanger des informations, confirmer les nationalités et délivrer les documents nécessaires. Une fois ces démarches finalisées, les retours pourront être organisés, notamment via des vols encadrés.
L’accord ne fixe pas d’objectifs chiffrés en matière de renvois. Il vise plutôt à rendre les procédures plus fluides et plus régulières, en évitant les blocages administratifs observés par le passé.
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La question des sans-papiers se pose aussi dans le système carcéral belge. Une partie des détenus étrangers en situation irrégulière concerne des ressortissants algériens. Les chiffres disponibles montrent que la majorité d’entre eux ne disposent pas de statut légal.
Dans ce contexte, l’accord pourrait faciliter l’organisation de transferts vers l’Algérie pour les personnes concernées. Les autorités belges cherchent ainsi à mieux gérer la présence de sans-papiers dans les établissements pénitentiaires, où les capacités d’accueil sont sous pression.
Anneleen van Bossuyt a précisé que ce nouvel outil devait permettre un traitement plus rapide des dossiers. L’objectif est aussi d’améliorer la planification des retours, en lien avec les autorités algériennes.
Une coordination entre administrations
La mise en œuvre de l’accord repose sur une coordination étroite entre plusieurs acteurs. Côté belge, les services d’immigration sont chargés du suivi des dossiers et de l’organisation des départs. Côté algérien, les autorités consulaires interviennent pour confirmer les identités et autoriser les retours.
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Chaque étape doit être validée avant qu’un renvoi puisse avoir lieu. Cela inclut la reconnaissance officielle de la nationalité par l’Algérie et la délivrance de documents de voyage. Ce dispositif crée un cadre commun pour traiter les situations de sans-papiers entre les deux pays. Il repose sur des échanges réguliers et une organisation administrative structurée, afin de rendre les procédures plus prévisibles.
