Un ressortissant algérien arrivé de France a été interpellé à l’aéroport d’Alger après la découverte d’un passeport suspect dans ses bagages. L’enquête ouverte dans la foulée a conduit à l’incarcération de plusieurs suspects, dont des fonctionnaires d’une mairie de la capitale.
L’affaire débute à l’aéroport international Houari-Boumediene d’Alger, lorsqu’un passager, identifié par les initiales K.M.A., résident en France, arrive sur un vol en provenance de l’Hexagone. Lors du contrôle de ses bagages, les agents découvrent un passeport suspect comportant des informations jugées douteuses.
Après vérification, les autorités confirment que le document est falsifié. Le passeport est immédiatement saisi et le passager placé en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Les premières auditions révèlent que l’intéressé aurait obtenu ce document contre une somme d’argent, par l’intermédiaire d’un individu identifié sous les initiales S.S.
Une enquête qui remonte jusqu’à une mairie d’Alger
Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’origine du document falsifié. Selon des sources judiciaires citées par Ennahar, les premières conclusions indiquent que le passeport aurait été délivré par les services administratifs d’Alger-Centre.
Les enquêteurs orientent alors leurs recherches vers la mairie de Sidi M’hamed, dans la capitale. Les soupçons se portent notamment sur le chef du service biométrique, identifié par les initiales Y.H., dont le service aurait été utilisé pour l’établissement du document litigieux.
Une employée de la même structure, identifiée par les initiales K.O., est également entendue dans le cadre de l’enquête. Elle est soupçonnée d’avoir facilité l’obtention du passeport falsifié, en lien avec l’intermédiaire résidant à Alger.
Trois personnes placées en détention provisoire
À l’issue de leur présentation devant le juge d’instruction de la deuxième chambre du tribunal de Dar El Beïda, trois personnes ont été placées en détention provisoire. Il s’agit du principal suspect K.M.A., de son intermédiaire S.S., ainsi que du chef du service biométrique Y.H.
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Les chefs d’accusation retenus incluent abus de fonction, obtention indue d’un document officiel et falsification de document administratif. Le juge a également décidé de placer l’employée K.O. sous contrôle judiciaire, dans l’attente de la poursuite des investigations. Les deux principaux suspects ont été transférés vers la prison d’El Harrach, où ils resteront détenus pendant la durée de l’instruction.
Dans le cadre de cette affaire, huit fonctionnaires publics ont également été entendus par les enquêteurs. Après examen du dossier, le juge d’instruction a décidé de les laisser en liberté provisoire, faute d’éléments suffisants à ce stade. Au total, une dizaine de fonctionnaires de la mairie de Sidi M’hamed ont été auditionnés comme témoins.
