Un intermédiaire dans la vente de voitures a été condamné à sept ans de prison ferme à Annaba dans une affaire de faux billets. L’homme était soupçonné d’écouler de faux billets de dinar algérien, notamment des coupures de 2000 dinars, à travers des transactions liées au marché automobile.
L’affaire, jugée par le tribunal criminel près la cour d’Annaba, révèle un risque bien réel dans les paiements en espèces : l’introduction de billets contrefaits dans des circuits commerciaux où les montants manipulés sont souvent élevés. Le prévenu, connu dans le milieu de la revente automobile, a été arrêté près de l’hôpital d’El Bouni avec plus de 10 millions de centimes en faux billets cachés dans le coffre de sa voiture.
7 ans de prison
Selon le quotidien arabophone El Khabar, le tribunal criminel près la cour d’Annaba a condamné l'accusé à sept ans de prison ferme, assortis d’une amende, pour des faits liés à la falsification et à la mise en circulation de fausse monnaie. Le ministère public avait requis une peine plus lourde : 15 ans de prison ferme et un million de dinars d’amende. Les poursuites visaient plusieurs chefs d’accusation, dont la falsification, la contribution volontaire à l’émission, la distribution ou la vente de billets ayant cours légal sur le territoire national, ainsi que l’usage de faux.
Au centre du dossier : de faux billets de 2000 dinars algériens, une coupure très utilisée dans les transactions courantes. Ce détail n’est pas anodin. Plus la valeur faciale d’un billet est élevée, plus il peut permettre d’écouler rapidement des montants importants, notamment dans les marchés, les ventes entre particuliers ou les opérations commerciales réalisées en espèces.
Le marché automobile, un terrain propice aux paiements en liquide
Selon les éléments présentés à l’audience, le prévenu exerçait dans l’achat et la vente de voitures. Dans ce secteur, les transactions en liquide restent fréquentes, en particulier sur le marché de l’occasion. Les sommes échangées peuvent atteindre des montants importants, ce qui rend ce type d’activité vulnérable aux tentatives d’écoulement de faux billets.
Les enquêteurs avaient reçu des informations faisant état d’un individu âgé d’environ 50 ans, soupçonné de mettre en circulation d’importantes sommes en fausse monnaie dans la région de Annaba et d’El Bouni. Plusieurs plaintes avaient également été déposées auprès des services de sécurité. Elles convergeaient vers le même profil : un homme connu localement pour ses activités dans la vente et l’achat de véhicules.
Après avoir identifié le suspect, les services de sécurité ont mis en place une surveillance puis un guet-apens. L’opération a abouti à son arrestation près de l’hôpital d’El Bouni. Lors de la fouille, les policiers ont découvert une somme dépassant 10 millions de centimes, composée de faux billets de 2000 dinars, dissimulée dans le coffre arrière du véhicule qu’il conduisait.
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La défense du prévenu n’a pas convaincu
Durant les premières étapes de l’enquête, l’accusé aurait reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Mais devant la juridiction, il est revenu sur ses déclarations et a nié toute implication dans un réseau de fausse monnaie.
Sa ligne de défense reposait sur une autre version des faits. Il a affirmé que les billets saisis provenaient d’un client qui lui aurait acheté une voiture. Selon lui, il aurait découvert que l’argent était faux et aurait tenté de le restituer à son propriétaire au moment où les services de sécurité l’ont interpellé.
Cette explication n’a pas suffi à écarter les charges. Les juges ont retenu la responsabilité du prévenu, notamment au regard des signalements reçus par la police, des témoignages évoqués dans le dossier, de la somme saisie et des circonstances de l’arrestation.
