Une scientifique algérienne donne son nom à un astéroïde

La planétologue algérienne Imene Kerraouch a reçu un hommage de l’Union astronomique internationale, qui a officiellement attribué son nom à un astéroïde découvert en 1999. L’objet céleste, désormais désigné (20452) Kerraouch, évolue dans la ceinture principale située entre Mars et Jupiter.

Cette distinction salue le parcours et les travaux de la chercheuse dans le domaine des météorites et des sciences planétaires. Elle inscrit aussi le nom d’une scientifique formée en Algérie dans la nomenclature astronomique internationale.

De l’USTHB aux sciences planétaires

Imene Kerraouch a commencé son parcours universitaire à l’Université des sciences et de la technologie (USTHB), à Alger. Formée en géologie, elle s’est spécialisée en pétrologie structurale puis en géodynamique de la lithosphère.

Société L’Algérie retire son consul de Oujda

Après son master, elle a enseigné à l’Institut de géologie de l’USTHB. Elle a également participé à des recherches consacrées aux météorites découvertes dans le Sahara algérien. L’étude de ces fragments extraterrestres a progressivement orienté sa carrière vers la planétologie.

En 2018, La scientifique algérienne a rejoint l’Université de Münster, en Allemagne, pour préparer un doctorat en sciences planétaires, en collaboration avec le NASA Johnson Space Center. Sa thèse a porté sur les brèches météoritiques, des roches composées de fragments assemblés lors de collisions anciennes.

Des météorites pour comprendre la formation des planètes

Les recherches d’Imene Kerraouch portent sur des matériaux formés durant les premières étapes du Système solaire, il y a environ 4,5 milliards d’années. Elle analyse notamment des chondrites primitives et des xénolithes à l’aide de techniques de microscopie électronique, de minéralogie et de géochimie isotopique.

Ces travaux permettent d’étudier les collisions entre astéroïdes, la circulation ancienne de l’eau dans les petits corps célestes et les mécanismes ayant participé à la formation des planètes rocheuses, dont la Terre.

Société Trafic de drogue : l'Algérie sur les traces de la DEA américaine

La scientifique a aussi contribué à l’analyse d’échantillons de l’astéroïde Ryugu, rapportés sur Terre par la mission japonaise Hayabusa2. Ces grains prélevés directement à la surface de l’astéroïde fournissent des données rares sur la composition des matériaux primitifs.

Une reconnaissance pour la recherche algérienne

La scientifique algérienne Imene Kerraouch poursuit ses travaux au Lunar and Planetary Institute et au NASA Johnson Space Center, à Houston, dans le cadre du programme postdoctoral Gordon McKay.

L’attribution de son nom à l’astéroïde (20452) Kerraouch met en lumière sa contribution à l’étude des origines du Système solaire. Elle souligne également la place que peuvent occuper les chercheurs issus des universités algériennes au sein des grands programmes scientifiques internationaux.


Vous aimez cet article ? Partagez !