La police d'Albi, au Sud de la France, poursuit son enquête sur le déploiement des drapeaux de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie au sommet d'une église. Cet acte qui a eu lieu le 9 février dernier a choqué les Albigeois, particulièrement les paroissiens de l'église Saint-Jean-Baptiste.

Il faut dire que l'enquête ouverte par les services de police de cette ville du département du Tarn risque de ne pas aboutir, d'autant plus que le curé de l'église, le Père Paul de Cassagnac, s'est montré extrêmement conciliant dans cette affaire. Il donnait l'impression qu'il avait déposé plainte juste parce qu'il le fallait. Et parce qu'il fallait répondre à "un acte de défiance".

Pour rappel, Plusieurs individus sont montés sur le toit de cette église d'Albi pour y déployer, pendant quelques minutes, les drapeaux de l'Algérie, de la Tunisie et du Maroc. En fait, ils étaient exactement trois jeunes personnes à avoir rejoint le toit de ce lieu de culte. Leurs autres camarades restés au sol les ont pris en photo pour les publier sur les réseaux sociaux.

Les jeunes n'ont pas causé de dégâts lors de leur acte

Et c'est justement ces photos sur les réseaux sociaux qui ont fait découvrir l'acte aux paroissiens. Ces deniers étaient pourtant à l'intérieur de l'église. Le curé était étonné de l'incident parce qu'il n'avait pas constaté des tensions particulières dans ce quartier de Rayssac où se trouve l'église. D'ailleurs, il n'y a eu aucun dégât lors de cette action du groupe. Ni graffitis d'ailleurs. Si un voisin n'avait pas appelé la police, personne n'aurait su qu'il y a eu cet incident de ce côté-ci de l'Occitanie.

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Le père Paul de Cassagnac a aussi préféré appeler à rechercher la paix et à réveiller le sens religieux, comme il l'a dit sur le site du Diocèse d'Albi. Et ce, dans le but de "faire face aux tendances individualistes, égoïstes, conflictuelles, au radicalisme et à l’extrémisme aveugle sous toutes ses formes et ses manifestations". En réaction à cette acte, une soirée de dialogue et de convivialité est proposée, en lien avec le comité de quartier, dans les salles de Rayssac le 19 mars prochain à 20 heures.

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