L'Algérie compte exploiter au maximum les gisements aurifères se trouvant dans le désert algérien. Le ministre des Mines, Mohamed Arkab, a indiqué, mercredi 15 juillet, que le gouvernement algérien autoriserait les jeunes algériens à l’exploitation des gisements d'or dès le mois de septembre prochain.

Les Algériens pourront bientôt exploiter légalement les gisements d'or du Sahara algérien. Invité de l’émission « El Djazair El Youm » de la télévision publique (ENTV), Arkab a révélé le lancement prochain de l'opération. Il a expliqué, à cet effet, que la première étape approuvée par le Conseil des ministres est l'exploitation littérale de la mine, notant que plusieurs pays développés dans le domaine minier utilisent cette étape, comme l'Australie et ceux de l'Amérique du Sud.

« La première étape sera pour la libre exploitation à travers un groupe de coopératives formées des jeunes de la région avec une expérience qui sera soutenue par une formation spéciale par la société nationale ENOR », a indiqué le responsable. Et de poursuivre : « L’idée sera ensuite d’acheter à ces coopératives, dans un cadre légal, les quantités d’or extraites ».

Concernant la deuxième étape, le ministre des Mines a fait savoir qu'il s'agissait de l'exploitation industrielle des mines. Celle-ci sera lancée ultérieurement après avoir préparé un cahier des charges ainsi que toutes les ressources et capacités nécessaires. Le ministre des Mines a, en outre, révélé que le lancement effectif du projet interviendrait au plus tard au mois de septembre.

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Par ailleurs, Mohamed Arkab a souligné que « l'objectif de la démarche approuvée par le président de la République lors du Conseil des ministres est d'éliminer l'exploitation illégale et la contrebande ». Notons que de nombreux contrebandiers issus des villes du sud de l'Algérie, mais aussi des pays limitrophes, comme le Mali et le Niger, exploitent illégalement l'or présent dans les gisements du Sahara algérien.

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