Le tribunal correctionnel d’Oran a condamné, mercredi 22 juillet, un couple de promoteurs immobiliers accusés d’avoir escroqué 500 personnes. Il s'agit de Hadjar Bouziane, directrice commerciale de la SARL Haddouche Promotion, condamnée à 7 ans de prison ferme et à une amende de 400 000 DA, et de son époux et directeur général de la société, Ahmed Haddouche, qui a écopé de 10 ans par défaut.

Les accusés ont été condamnés pour « escroquerie, émission de chèques sans provision et blanchiment de capitaux ». Le tribunal a également ordonné la restitution de l’argent aux personnes ayant acheté des biens immobiliers chez le couple. Ce dernier a été aussi sommé de payer des dommages et intérêts aux plaignants.

Le verdict est donc tombé après un procès qui a connu différents rebondissements, surtout qu'il s'est déroulé en visioconférence. Un procès qui a vu plus de 500 plaignants se succéder devant le juge pour déposer leurs demandes de restitution de l’argent qu’ils avaient investi pour l’acquisition de logements haut standing que la SARL Haddouche Promotion proposait à des prix attrayants et promettait de livrer dans des délais raisonnables.

Le procureur de la République avait requis dix ans de prison contre les deux principaux accusés et une année de prison ferme contre leurs complices qui ont comparu libres, tandis que les avocats de la défense ont plaidé la relaxe pour leurs mandants.

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Une escroquerie bien rodée

Il faut rappeler que l’affaire remonte à mars 2019. Plusieurs citoyens ont porté plainte contre SARL Haddouche Promotion auprès du procureur de la République du tribunal d’Oran. Les plaignants ont accusé la société de leur avoir soutiré plusieurs milliards de centimes en contrepartie de fausses promesses de vente de logements. L’enquête a révélé que le couple Haddouche proposait, depuis 2013, la vente sur plan d’appartements, de villas et de locaux commerciaux à Oran.

Les intéressés devaient verser une avance en contrepartie d’un accusé de versement. Quelques années plus tard, les acquéreurs se sont rendu compte de l’arnaque. Ils ont, alors, décidé de réclamer la restitution de leur argent. La plupart se sont heurtés au refus de la société et ont déposé plainte.

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