L'histoire a secoué tout le Maroc. Un repris de justice a violé une mère de famille, l'a tuée et a jeté froidement son corps aux chiens. Le mis en cause, qui entretenait par le passé une liaison avec sa victime, aurait insisté pour qu'ils se remettent ensemble. Face au refus de cette dernière, il a décidé de la violer, puis de l'assassiner, a indiqué le quotidien arabophone marocain Assabah, dans son édition du jeudi 24 septembre.

Les faits remontent à jeudi 17 septembre quand le cadavre de la victime a été découvert par les éléments de la gendarmerie dans la ville de Ouled Azzouz, dans l'ouest du Maroc. Le corps, partiellement dévoré par les chiens, était en décomposition avancée.

Les services de sécurité ont aussitôt ouvert une enquête. Le portable de la victime les a menés vers une femme qui était la dernière personne avec laquelle la défunte avait discuté. Les gendarmes l'ont arrêtée et l'ont longuement interrogée. Elle finit par avouer aux enquêteurs que la victime, mariée et mère de trois enfants, avait une liaison secrète avec un homme qui venait de sortir de prison.

Le repris de justice avait utilisé sa complice afin d'attirer sa victime pour la violer. Face aux poursuites judiciaires dont le menaçait cette dernière, le mis en cause décide d'en finir avec elle. Il la tue et se débarrasse du corps dans un champ. Après le crime, l'accusé a menacé sa complice de mort si elle le dénonçait à la police.

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Le Marocain venait de sortir de prison pour un viol sur une femme de 70 ans

Par ailleurs, on apprend que la justice marocaine avait déjà condamné le mis en cause à 6 ans de prison dans une autre affaire de viol sur une septuagénaire. C'est d'ailleurs suite à cette affaire que son amante a mis un terme à leur liaison. Ce qui n'avait pas plu au détenu qui a insisté, dès sa sortie de prison, à se remettre avec sa victime, qui a refusé. Raison pour laquelle il a décidé de la violer et de la tuer avec l'aide de sa complice.

Lors du procès qui s'est déroulé mardi 22 septembre, le juge d’instruction près la Cour d’appel de Marrakech a décidé de mettre en détention préventive le mis en cause. Accusée de proxénétisme et non-dénonciation, la complice a également été incarcérée. Les deux prévenus attendront leur jugement prochainement pour connaître le verdict de cette affaire qui a secoué tout le Maroc.

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