Les Russes pourront prochainement exporter du blé vers l’Algérie. C’est ce qu’a annoncé le gouvernement de la République fédérale de Russie, qui veut participer aux appels d’offres pour pénétrer le marché algérien des céréales. La France, qui est le premier exportateur de blé vers l’Algérie, ferait prochainement face à la concurrence russe. 

En effet, le vice-ministre russe de l’Agriculture, Sergey Levine, a fait savoir que les exportateurs russes pourraient participer aux appels d’offres pour exporter leur blé vers l’Algérie. Le responsable russe a indiqué que cette décision avait été prise au lendemain de l’annonce des autorités algériennes des facilitations accordées aux Russes pour accéder au marché des céréales en Algérie.

Après que l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a fixé de nouvelles conditions pour l’importation du blé, les producteurs et exportateurs russes de la mer Noire pourront donc, prochainement, avoir accès au marché algérien des céréales. Ainsi, la France et plusieurs autres pays de l’Union européenne seront confrontés à une rude concurrence dans les années à venir.

Il importe de rappeler qu’actuellement, la France est le premier fournisseur de blé sur le marché algérien. L’Hexagone exporte, chaque saison, près de cinq millions de tonnes de blé, soit 40% de ses exportations hors Union européenne. C’est pourquoi l’entrée annoncée des Russes sur le marché algérien représente une véritable menace pour les exportateurs français et européens qui ont pénétré le marché algérien. « Nous allons devoir arrêter de penser que le marché algérien est le nôtre et trouver d’autres alternatives », avait préconisé un trader français.

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