Les prix des véhicules d'occasion s'enflamment en Algérie depuis quelques jours. Ils ont connu des hausses vertigineuses, au grand dam de la classe moyenne algérienne. Cette situation est dictée par la loi du marché : la demande dépasse largement l'offre et cela ne pouvait que se répercuter sur les coûts.

Ces prix qui s'affolent auraient pu être évités si l'importation des véhicules de moins de trois ans était autorisée. Cette mesure aurait inondé le marché et contribué, par là, à le stabiliser. Pour rappel, au début du mois d'octobre dernier, le ministre de l'Industrie, Ferhat Aït Ali, a annoncé que le gouvernement avait décidé de « geler momentanément » le dossier du retour à l’importation des véhicules de moins de trois ans.

Il avait assuré, cependant, que ce projet n’était pas définitivement annulé. Il a justifié cette décision par la cherté des voitures d’occasion dans les marchés étrangers et par le souci d'éviter les mouvements des devises dans le marché parallèle en Algérie.

Une situation qui risque de s'inscrire dans la durée

En attendant, les prix des véhicules d'occasion enregistrent des hausses importantes, à tel point qu'il sont pratiquement devenus inaccessibles pour les citoyens algériens, issus majoritairement de la classe moyenne. Selon des spécialistes, un véhicule qui se vendait il y a quelques mois à 100 millions de centimes est cédé actuellement à 120 millions de centimes.

A titre illustratif, des voitures de marque Peugeot de l'année 2012, qu'on pouvait acquérir dans un passé récent à moins de 120 millions, leur prix tourne ces derniers jours autour des 140 millions, selon des sites spécialisés.

Un propriétaire d'une Renault symbole de l'année 2017 a exigé pas moins de 160 millions pour vendre son véhicule, alors que des voitures du genre se vendaient à moins de 115 millions, il y a quelques mois. Cette situation risque de s'inscrire dans la durée dans la mesure où il n'y a pas de nouveau concernant ce dossier.