Un enseignant français a reçu des menaces de mort la part de quatre écoliers âgés de dix ans. Il s'agit de trois garçons et d'une fillette, scolarisés à l’école Louis Pasteur à Albertville. Ils ont été interpellés jeudi 5 novembre, rapporte le média français France Bleu.

Selon la même source, après la décapitation de Samuel Paty, de nombreux professeurs ont reçu des menaces en France. C’est le cas de cet enseignant d’un collège à Albertville, qui a fait l'objet de menaces de la part de quatre écoliers âgés de dix ans. Les enfants auraient approuvé l’attentat de Conflans et lancé des propos relevant de l’apologie du terrorisme. Alertés, les éléments de la Police française ont procédé à leur interpellation.

Les quatre enfants auraient proféré les menaces en question lors d’un cours sur la liberté d’expression, juste après la minute de silence observée en hommage à Samuel Paty. Selon le procureur de Chambéry, Pierre-Yves Michau, ils ont dit à leur enseignant que « le terroriste a bien fait de faire ce qu’il a fait », ajoutant : « Toi aussi tu vas mourir ». Le professeur a également reçu un bout de papier avec l’inscription « T mort ». Pour l’heure, le lien entre cette note et les quatre enfants n’a pas été établi.

Les quatre mineurs ont été entendus par les enquêteurs. La fillette de dix ans a été innocentée tandis que les trois garçons ont reconnu avoir tenu ces propos et ont présenté leurs excuses, d’après le procureur. En outre, un suivi éducatif a été demandé pour les quatre enfants.

Issus de familles musulmanes « non radicalisées »

Par ailleurs, le procureur a affirmé que les familles des écoliers étaient de confession musulmane, mais « ne sont pas radicalisées ». Il a précisé qu’il y aura également des poursuites au pénal « pour demander des mesures de réparation ». Le parquet envisage un rappel à la loi, ainsi que de contraindre les enfants à rédiger une lettre d'excuses.

A noter que le ministère français de l'Intérieur a publié une vidéo pour justifier l'interpellation des quatre écoliers, assurant que la police « n'a pas usé d’une force démesurée ! Elle a appliqué le Code de procédure pénale ».

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