Les prix du pétrole poursuivent leur tendance haussière enclenchée depuis quelques jours. Ce dimanche 10 janvier, le cours du Brent (référence pour le pétrole algérien) a dépassé les 56 dollars. Tandis que la référence américaine WTI a passé la barre des 52 dollars. Des niveaux que l’or noir n’a pas atteints depuis plus de dix mois. L'annonce de l'OPEP+ de l'accord portant sur la réduction de l'offre de l'or noir y est pour quelque chose.

Les prix du pétrole ont amorcé une nouvelle hausse considérable. Ainsi, ce dimanche vers 20 heures (heure algérienne), le baril du Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a connu un bond de 3,44 % par rapport à la clôture de samedi pour atteindre 56,25 dollars. Enregistrant ainsi une hausse frôlant les 2 dollars par rapport à la veille (54,32 dollars).

Quant à la référence américaine le West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en février, elle a gagné 3,72 %, passant à 52,72 dollars, soit une hausse de 3,72 dollars par rapport à la clôture de la veille. Notons que les prix du dimanche sont considérés comme les plus hauts depuis la fin février 2020, c'est-à-dire, avant que la pandémie de la Covid-19 ne se répande et provoque une crise économique mondiale.

Par ailleurs, les spécialistes expliquent cette forte hausse des prix de l'or noir par l'accord trouvé à l’issue d’une réunion de l’alliance OPEP+, lors de laquelle il a été décidé de poursuivre la limitation de la production du pétrole. De son côté, l’Arabie saoudite a décidé réduire unilatéralement sa production d’un million de barils par jour en février et mars. Une décision qui a grandement contribué à la hausse des prix de l'or noir.

Enfin, le lancement de la campagne de vaccination contre la Covid-19 a eu un effet non négligeable sur la demande du pétrole. « Le déploiement des vaccins rassure sur les perspectives de la demande à venir », a expliqué Neil Wilson, analyste de Markets.