Le nouveau Président-directeur général (PDG) de l'Entreprise nationale des industries de l'électroménager (ENIEM) de Tizi-Ouzou, Mustapha Chaoui, a élaboré un plan de relance ambitieux pour la dite société. Ce plan est basé essentiellement sur deux axes à savoir le rééchelonnement de la dette et la mise de l'entreprise en diapason avec les exigences du marché. 

Le point relatif au rééchelonnement est déjà acquis, a affirmé Mustapha Chaoui qui s'est confié samedi 30 janvier 2021 à l'agence officielle APS. Selon le premier responsable de l'ENIEM, les dettes de son entreprise qui s'élève à 4.4 milliards de dinars seront rééchelonnées auprès de la Banque extérieur d'Algérie (BEA).

Cette démarche qui entre dans le cadre du plan de redressement décidé par le pouvoirs publics "s'accompagnera d'une période de détente de 3 années pour donner un nouveau souffle à l'entreprise", a expliqué le tout nouveau PDG de l'ENIEM.

Rééchelonnement de la dette

"La banque demeure un partenaire dont l'entreprise, en situation de crise, a besoin", a-t-il dit. La même source souligne qu'il ne reste plus que les petits détails pour mettre en œuvre la procédure. Cela concerne "les modalités de ce rééchelonnement et l'opportunité d'ouverture de nouvelles lignes de crédit au profit de l'entreprise".

La nouvelle direction de l'ENIEM semble être consciente que le rééchelonnement de la dette n'est nullement suffisant pour garantir une sortie de crise pérenne. Pour assurer un avenir radieux à cette entreprise, ce fleuron de l'industrie doit s'offrir une immunité économique durable. Pour ce faire, cette entreprise de Kabylie est appelée à se mettre à jour en s'offrant les nouvelles technologies.

"Les produits ENIEM utilisent encore la technologie dite de froid statique, consommatrice d'énergie, aux taxes élevées et qui fait augmenter le coût de production, et le défi est d'intégrer les nouvelles technologies pour basculer vers celle dite "Go Frost", plus économique", a explique, à ce titre, le PDG.

Intégrer de nouvelles technologies

Mustapha Chaoui a en outre affirmé que l'ENIEM devrait se mettre à "la recherche et la concrétisation de contrat de partenariat avec des partenaires locaux ou étrangers dans l'objectif de se conformer aux dispositions du nouveau cahier des charges de la filière électroménagère qui exige un certain taux d'intégration des produits". Pour lui, le but est aussi d'intégrer "les nouvelles technologies pour être compétitif et pouvoir se placer sur le marché".