L’Algérie veut attirer les entreprises canadiennes à l’investissement dans le domaine des hydrocarbures. Le ministre de l'Energie et des Mines, Mohamed Arkab a appelé mardi, lors d’une audience accordée à M. Christopher Wilkie, ambassadeur du Canada à Alger, à renforcer la présence des entreprises canadiennes sur le marché algérien.  

Selon un communiqué du ministère de l'Energie et des Mines, Mohamed Arkab "a exposé la politique du développement dans le secteur des hydrocarbures, notamment dans les activités amont et aval, le raffinage, la pétrochimie, et en matière de formation et d'échange d'expériences ainsi que dans le domaine du dessalement de l'eau de mer, invitant les entreprises canadiennes à l'investissement dans le domaine des hydrocarbures, en particulier avec la finalisation prochaine des textes d'application de la nouvelle loi".

De son côté, l’ambassadeur du Canada à Alger, Christopher Wilkie, a exprimé l'intérêt des entreprises canadiennes pour l'investissement en Algérie qu'il considère comme "un partenaire important et sérieux dans le domaine énergétique et minier".

Le communiqué du ministère n’annonce, cependant, rien de concret en matière de projets ou de nouveaux partenariats. Le document rappelle seulement que les textes d'application de la nouvelle loi sur les hydrocarbures sont en phase de ‘’finalisation’’.  Des textes de loi qui, rappelons le, sont en attente de promulgation depuis bientôt une année.

Liberté économique « réprimée »

En effet, bien que la volonté d’ouverture économique de l’Algérie est clairement énoncée par les responsables politiques, les experts restent dans l’explicative. Car, hormis les annonces et les déclarations enthousiasmantes, les gouvernements successifs n’ont rien fait d’original pour attirer les capitaux étrangers objets d’une féroce concurrence internationale, qui n’arrangent que les pays qui offrent les meilleurs climats d’affaires, autrement dit, les meilleurs avantages comparatifs et compétitifs.

En matière de liberté économique, le think-tank américain Heritage Foundation, avait récemment classé l’Algérie à la 162e sur 178 pays examinés. Dans ce classement, l’Algérie a récolté une note globale de 49,7. Un score qui révèle que le pays fait partie de ceux où la liberté économique est la plus « étouffée » ou « réprimée ».

Le think-tank américain Heritage Foundation recense dans son classement cinq catégories d’économies. La première est considérée comme la plus libre avec un score entre 80 et 100 points. Quant à la deuxième et troisième catégories, essentiellement libre et modérément libre, elles ont respectivement 70 à 79,9 et 60 à 69.99 points.

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