Le président français, Emmanuel Macron, a réclamé « une meilleure efficacité  » des expulsions de France pour les étrangers en situation irrégulière. C’est ce qui ressort de la réunion tenue le mercredi 9 juin à l’Elysée, consacrée exclusivement à la question des migrants qui se trouvent en France en situation irrégulière, dont bien évidement des ressortissants algériens.

Cette réunion s'est déroulée en présence du Premier ministre Jean Castex et des ministres Gerald Darmanin (Intérieur), Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangers) et une représentante du Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti.

Plus d'efficacité dans les expulsions de France pour les étrangers en situation irrégulière

Le président Emanuel Macron a exigé des mesures « opérationnelles très rapidement », en ciblant en priorité l'expulsion des étrangers irréguliers auteurs d'actes de terrorisme ou fichés pour radicalisation, et ceux ayant commis des crimes, délits et autres infractions graves.

Aussi, le chef de l'État français a-t-il demandé aux ministres « d'activer de manière volontariste les dispositifs en vigueur » et d'intensifier les négociations avec les pays d'origine pour qu'ils acceptent le retour davantage de leurs ressortissants. L'objectif est de les emmener directement à l'aéroport dès leur sortie de prison, grâce à une coordination des administrations.

Il est à noter que sur 1115 étrangers en situation irrégulière et fichés pour radicalisation, 514 sont encore sur le territoire français - souvent parce qu'ils sont incarcérés - dont 400 sont sous surveillance. Seulement 601 ont quitté le territoire.

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Environ 250 étrangers relevant de cette catégorie pourraient être expulsés dans les semaines qui viennent, selon l'Élysée. Les étrangers irréguliers ayant commis des crimes et délits feront aussi l'objet d'expulsions systématiques. « Il s'agit essentiellement de personnes venant du Maghreb - Algérie, Maroc, Tunisie, mais aussi de Russie et d'Afrique ».

Des mesures plus drastiques avec l’Algérie

La France compte insister auprès de ces pays pour qu'ils accordent davantage de laisser-passer consulaires qui permettent les retours. Elle veut aussi obtenir que le test PCR désormais exigé soient effectué non pas au départ de France, mais à l'arrivée. « On ne peut pas les obliger à subir ce test PCR exigé au départ et ceux qui soutiennent leur cause leur disent que le meilleur moyen de rester en France est de refuser le test », a souligné l'Élysée.

« Le président a demandé que les négociations diplomatiques soient engagées de manières très volontaristes. Avec l'Algérie, avec qui les discussions sont plus difficiles, nous envisageons des mesures plus drastiques et nos demandes seront portées à leur connaissance très rapidement », a averti la présidence française sans autre détail.

67 % des demandeurs d'asile restent en France

Sur environ 120000 demandeurs d'asile par an, 20000 obtiennent le statut de réfugiés, 20000 repartent et 80000 se maintiennent illégalement sur le territoire français. « Nous avons un problème d'éloignement », a reconnu la présidence, « notre système est très difficile à activer pour des raisons politiques, diplomatiques et médiatiques », même si le taux d'exécution des décisions d'expulsion s'est amélioré d'un tiers.

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« Les demandes d'asile sont de plus en plus détournées : les étrangers demandent systématiquement l'asile en sachant que l'examen de leur dossier dure plusieurs mois et qu'ils sont pris en charge de manière très avantageuse », a commenté un conseiller, ajoutant que « le taux d'acceptabilité de l'immigration dans notre pays (la France, NDLR) est de plus en plus bas ».