Un réseau spécialisé dans le vol de voitures a été démantelé récemment en France. Les voitures haut de gamme étaient volées en France et dans d’autres pays européens, réimmatriculées ou maquillées, puis expédiées vers l’Algérie. Ce système, bien rodé, générait à au moins 1,1 million d’euros.  

Ce réseau international de trafic de voitures a été démantelé le 8 juin dernier par les enquêteurs de la Sûreté départementale de Nantes, commune de l’ouest de la France, rapporte France Bleu, le 6 juillet. Ce réseau, impliquant cinq personnes, activait en Europe puis transférait les voitures volées vers l’Algérie.

Un réseau de trafic de voitures, haut de gamme, démantelé en France

Les enquêteurs de la Sûreté départementale de Nantes ont scruté pendant des mois les auteurs présumés de ce trafic de voitures haut de gamme. Depuis le mois de février, un réseau de cinq Nantais intéresse les enquêteurs du groupe automobile de l’unité d’atteinte aux biens de la Sûreté départementale de Nantes, explique la même source.

Quatre personnes ont été arrêtées le 8 juin dernier, tandis que le cinquième se trouve toujours en cavale. L’opération s’est soldée par la saisie de 27000 euros en liquide, tandis que « le reste de l’argent transite sur des comptes en Algérie », précise la même source.

Les voitures volées en Europe sont expédiées vers l’Algérie

Les trois principaux impliqués ont entre 50 et 60 ans et les deux derniers complices sont âgés d’une trentaine d’années. Leur activité leur a permis, pendant au moins plusieurs mois, d’accéder au fichier en ligne qui sert à l’émission des cartes grises. « Ce système, bien rodé, est estimé à au moins 1.1 million d’euros », ajoute la même source.

Les enquêteurs découvrent un système criminel organisé avec des moyens sophistiqués. Les voitures étaient notamment volées en Allemagne, en Italie, en Pologne et dans d’autres pays européens. La bande, spécialisée dans la vente de véhicules d’occasion, organisait l’aspect financier et logistique du trafic via des sociétés. Les véhicules étaient stockés dans l’attente d’être expédiés vers l’Algérie.

« Toutes ces voitures terminent ensuite en Algérie. D’abord, par la route, via ferry, conduites par un chauffeur arrivé à Nantes en avion », ensuite, crise sanitaire oblige, « les voitures ont été envoyées de l’autre côté de la Méditerranée via des containers », indique la même source. Sur la seule année de 2020, 30 voitures, utilitaires ou grosses cylindrées, détournées sont dénombrés.