Le ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid s'est exprimé, ce jeudi 29 juillet 2021, sur la vaccination obligatoire contre le Covid-19 en Algérie. En marge d'une rencontre qu'il a tenue avec les directeurs de la Santé des wilayas du pays, Benbouzid a également évoqué plusieurs points relatifs à la crise sanitaire qui secoue l'Algérie depuis quelques jours.

À propos d'une éventuelle vaccination obligatoire contre le coronavirus, le ministre de la Santé a affirmé que cela n'est pas à l'ordre du jour actuellement en Algérie. Tout en écartant cette hypothèse pour le moment, le premier responsable du secteur sanitaire en Algérie a souligné que cette option impose une réflexion et une discussion approfondie avec les spécialistes. Cela se passe ainsi dans le monde entier, a-t-il soutenu.

Le ministre a par ailleurs réitéré son appel à la population l'exhortant à aller se vacciner massivement. Pour lui, la vaccination reste en fait la seule solution pour lutter efficacement contre cette pandémie. Il s'est félicité d'ailleurs de l'engouement constaté depuis quelques jours chez les citoyens pour la vaccination.

La situation sanitaire en Algérie est « préoccupante »

S'exprimant sur la situation sanitaire en Algérie, le ministre a qualifié celle-ci de préoccupante. Il a soutenu dans ce sillage que la situation s'est dégradée à cause de la propagation massive du variant indien « Delta ». Il a souligné par ailleurs que le gros problème auquel l'Algérie est confrontée actuellement est celui relatif à la pénurie d'oxygène.

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« Le gros problème dont souffrent actuellement les hôpitaux algériens est le manque d’oxygène et non l’insuffisance des lits », a-t-il dit. Pour faire face à cette contrainte, il préconise « une coopération avec tout le monde pour résoudre cette crise ».

Abderrahmane Benbouzid a indiqué en outre que l’Algérie recevra incessamment  au moins 6000 nouveaux concentrateurs d’oxygène. Il a reconnu cependant que l'acquisition de ce matériel « n’est pas facile, étant donné la forte demande de l’oxygène à travers le monde, notamment de la part des grands pays », a-t-il expliqué.