Le verdict dans l'affaire du journaliste Rabah Kareche, incarcéré à la prison de Tamanrasset pour ses articles publiés dans son journal, Liberté, est tombé ce jeudi 12 août. Un an de prison dont 8 mois fermes, assorti d’une amende de 20 000 dinars.

Le procès du journaliste du quotidien Liberté, Rabah Kareche, a eu lieu le 5 août au tribunal correctionnel de Tamanrasset. La défense de Rabah Kareche a été assurée par plusieurs avocats qui ont fait le déplacement d’Alger. Plusieurs journalistes étaient également du voyage pour assurer la couverture médiatique du procès de Rabah Kareche. Le parquet avait requis 3 ans de prison ferme et une amende de 100 000 dinars à l’encontre du journaliste.

Rabah Kareche est poursuivi pour « administration d’un compte électronique consacré à la diffusion d’informations susceptibles de provoquer la ségrégation et la haine dans la société », « diffusion volontaire de fausses informations susceptibles d’attenter à l’ordre public » et « usage de divers moyens pour porter atteinte à la sûreté et à l’unité nationales ».

Inculpé le lundi 19 avril 2021, le journaliste a été incarcéré le jour même pour avoir publié un article à propos d’une manifestation contre les décrets fixant les limites territoriales des wilayas nouvellement créées dans la région touareg de l’Ahaggar. Les accusations portés contre le journaliste de Liberté ne convainquent pas ses amis, confrères et collègues, qui considèrent que Rabah Kareche est emprisonné pour ses écrits journalistiques.

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Pour Reporters Sans Frontières (RSF), " l’incarcération de Rabah Kareche est une énième preuve que l’article 54 de la Constitution qui garantit la liberté de la presse n’est qu’une vitrine trompeuse. Dans l’Algérie de 2021, la publication d’un tweet ou d’un article de presse est susceptible de mener son auteur en prison du fait d’un cadre légal en réalité liberticide et de l’application qui en est faite".